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  <title>Blog de fantezi</title>
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  <title>Respect de la souveraineté des connaissances traditionnelles</title>
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  <issued>2009-11-17T13:13:24+00:00</issued>
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  <author><name>fantezi</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>Je viens de recevoir cette News de l'association ICRA, association de défense des peuples autochtones (cliquez sur le lien dans la rubrique "liens" à droite de la page, franchement leurs articles et...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Je viens de recevoir cette News de l'association&lt;strong&gt; ICRA&lt;/strong&gt;, association de défense des peuples autochtones (cliquez sur le lien dans la rubrique &quot;liens&quot; à droite de la page, franchement leurs articles et actions sont très intéressants). Devant l'intérêt du sujet, je copie l'article dans son intégralité. Il est signé &lt;strong&gt;Sophie Fabrégat&lt;/strong&gt;, journaliste qui s'est spécialisée dans l'environnement et le développement durable. L'article a aussi été publié sur le &lt;strong&gt;site Actu-environnement&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot; &lt;strong&gt;Le Manifeste pour l'avenir des systèmes de connaissance, lancé à l'Unesco, défend le respect de la souveraineté des connaissances traditionnelles&lt;/strong&gt;. Ce texte, rédigé par des personnalités du monde entier, appelle à un changement de paradigme.
Le monde contemporain est encore profondément influencé par la révolution intellectuelle des Lumières. Cette période a notamment marqué le passage de l'obscurantisme à la connaissance rationnelle et donné à l'homme une véritable foi dans le progrès. Dès lors, la science et la technique sont pour lui le moyen de se détacher de la nature et plus encore, de la maîtriser. Certains penseurs défendent même l'idée d'une opposition entre nature et culture.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est pour proposer un autre paradigme que celui qui domine les sociétés occidentales actuellement que le Manifeste pour l'avenir des systèmes de connaissance a été lancé. &lt;strong&gt;Le monde regorge de connaissances multiples, très approfondies mais souvent ignorées. Ces systèmes de connaissance traditionnels jouent pourtant un rôle essentiel. Il nous faut sortir de notre ethnocentrisme et de l' occidentalocentrisme ambiant pour apprendre de ces savoirs&lt;/strong&gt;, analyse Walter Erdelen, vice directeur général pour les Sciences naturelles à l'Unesco, lors de la conférence de lancement du Manifeste pour l'avenir des systèmes de connaissance. Le texte, promu par Vandana Shiva, écrivaine, physicienne et figure du courant altermondialiste, et Claudio Martini, président du gouvernement de la région Toscane (Italie), a été &lt;strong&gt;signé par de nombreux universitaires et personnalités du monde entier.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Se défaire du paradigme dominant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le texte défend une autre manière de penser le monde&amp;nbsp;: la crise actuelle est liée à une idée démodée du monde et du savoir, analyse Vandana Shiva.
&lt;strong&gt;Notre civilisation techno scientifique a transformé l'homme en une machine contrainte à consommer&lt;/strong&gt;, explicite Danielle Mitterrand, présidente de France Libertés. &lt;strong&gt;Nous devons retourner au principe de frugalité&lt;/strong&gt;. Claude Levi Strauss, récemment disparu, dénonçait l'occidentalisme triomphant. Cet homme nous a montré qu'il n'y avait pas de hiérarchie entre les cultures, que les autres n'étaient pas inférieures à la nôtre sous prétexte qu'elles n'étaient pas parvenues au progrès, à notre progrès. La soi-disant avance de la culture occidentale est mesurée par rapport à nos propres critères. &lt;strong&gt;Notre foi dans le progrès nous a conduit à un pillage insensé de la planète, à une rupture de l'équilibre naturel&amp;#8230; L'humanisme n'est pas le résultat de la technologie et du progrès, l'humanisme c'est la reconnaissance de la diversité des cultures.&lt;/strong&gt;
Un point de vue partagé par José Gualinga, représentant du peuple Kichwa de Sarayaki, en Amazonie équatorienne&amp;nbsp;: le système dominant a toujours cherché à hiérarchiser et classer les savoirs indigènes. La science a de tout temps voulu avoir raison, nous avons dû combattre cette manière de voir les choses. La modernisation des sociétés a supposé des changements pour améliorer notre vie. L'effet a été contraire, cela a détruit les bases de ce qui nous était nécessaire. Nous ne comprenons pas cette idée qui consiste à détruire pour atteindre quelque chose.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apprendre des savoirs ancestraux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au contraire, les auteurs du Manifeste luttent contre une uniformité de la pensée et appellent à apprendre des différentes cultures qui ont su s'adapter, évoluer avec leur environnement&lt;strong&gt;. Le savoir traditionnel et indigène a été exclu et est encore méprisé de nos jours. Pourtant, l'idée que certaines personnes (les experts) détiennent le savoir et que le reste de la population ne sait rien est dépassée. Nous ne croyons plus au fait que les experts vont apporter la solution à la crise, estime Vandana Shiva. Qui mieux qu'un agriculteur qui observe quotidiennement ses semences connaît les problèmes qui y sont liés&amp;nbsp;? &lt;/strong&gt;Sans renier l'apport de la science actuelle, les auteurs du texte estiment que les savoirs traditionnels doivent être intégrés à la connaissance scientifique.__&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au moment où les discussions internationales sur le climat nous poussent au pessimisme, les savoirs locaux nous donnent des raisons d'être optimistes. Les Inuits vivent dans un milieu hostile et se transmettent leurs connaissances de génération en génération. Dans les îles Salomon, les villageois savent se protéger de violents ouragans, des tsunamis. Lors des dernières intempéries dans ces îles du Pacifique, alors que l'on craignait tous un désastre humain, il n'y a pas eu une seule victime.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Protéger le savoir traditionnel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Preuve de la valeur des savoirs ancestraux&amp;nbsp;? L'appropriation de ces connaissances par des sociétés commerciales&amp;#8230; La biopiraterie est d'ailleurs dénoncée par les auteurs du manifeste. Tout au long du processus de modernisation, les peuples indigènes ont souffert. On a violé nos droits, nos libertés. On nous a exclu et aujourd'hui on prend nos savoirs pour en tirer profit. Le système actuel a fait que les entreprises ont des droits, les peuples comme nous, la nature n'en ont pas. La nature est pillée, nos savoirs sont appropriés par d'autres, dénonce José Gualinga. Vandana Shiva précise&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;aujourd'hui près de 730 brevets sont dans les mains de cinq entreprises, qui privatisent des connaissances traditionnelles. Il faut défendre les savoirs ancestraux comme un bien public. Les peuples doivent pouvoir conserver le droit d'utiliser leurs connaissances.&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sophie Fabrégat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Les Amérindiens Palikur, entre deux pays</title>
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  <issued>2009-10-25T10:04:02+00:00</issued>
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  <author><name>fantezi</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>Mon article vient de paraître dans le numéro d'octobre 2009 de la revue Ikewan, Le journal des peuples premiers de l'association ICRA International. En attendant d'éventuelles réactions....


Les...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;&lt;em&gt;Mon article vient de paraître dans le numéro d'octobre 2009 de la revue &lt;strong&gt;Ikewan&lt;/strong&gt;, Le journal des peuples premiers de l'association ICRA International. En attendant d'éventuelles réactions...&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Amérindiens Palikur traversent depuis le 18ème siècle le fleuve qui marque la frontière entre la Guyane et le Brésil, pour effectuer des allers-retours entre leur territoire ancestral, dans l&amp;#8217;Etat de l&amp;#8217;Amapa, et leurs nouvelles zones d&amp;#8217;habitat en Guyane. Mais aujourd&amp;#8217;hui, dans un contexte national marqué par la lutte contre l&amp;#8217;immigration clandestine et le renforcement des contrôles administratifs à la frontière franco-brésilienne, leur mode de vie est remis en cause&amp;#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Saint-Georges de l&amp;#8217;Oyapock, en Guyane française, au bord du fleuve Oyapock. En face, à deux minutes en pirogue, le Brésil. Une petite ville de 2500 à 3000 habitants &amp;#8211; officiellement - plus si l&amp;#8217;on compte les clandestins, en provenance essentiellement du Brésil. Et bientôt un pont entre les deux rives&amp;#8230; Depuis plusieurs siècles, les Amérindiens, notamment les Palikur, vivent de part et d&amp;#8217;autre du fleuve, dans le Bas-Oyapock, entre la Guyane et l&amp;#8217;Etat de l&amp;#8217;Amapa, surnommé la Guyane brésilienne par certains géographes, car partie prenante du plateau des Guyanes. Une unité géographique donc, une continuité territoriale, rompue administrativement par une frontière internationale, un fleuve&amp;#8230; Un fleuve, qui relie, qui transporte, personnes et denrées, et qui rompt arbitrairement le flux ancestral des Amérindiens Palikur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/fleuve oyapock2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Au premier plan, l'habitat spontané de Saint-Georges, à l'arrière plan le fleuve Oyapock et la rive brésilienne&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ayant vécu quatre ans à Saint-Georges de l&amp;#8217;Oyapock, c&amp;#8217;est à ces Amérindiens Palikur, de la famille des Arawaks, que je veux donner la parole, eux qui ne la prennent que très peu. Mon propos ne fait pas écho à leurs revendications &amp;#8211; les Palikur, en tout cas ceux résidant à Saint-Georges, ne sont pas revendicatifs, voire même très souvent honteux de leur origines amérindiennes- mais à un constat de la précarité de leur situation administrative, injuste voire révoltante, et ignorante de leur mode de vie traditionnel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les Palikur en général vivent par petites unités territoriales ne dépassant pas la vingtaine d&amp;#8217;individus. Mais une tendance aux regroupements plus importants s&amp;#8217;est opérée depuis les années 1980. En effet, le village Espérance, lotissement où habitent la plupart des Palikur de Saint-Georges, compterait plus de 500 habitants, et celui de Tonate-Macouria plus d&amp;#8217;une centaine d&amp;#8217;individus (pour donner un ordre de valeur, on recense environ 5000 Amérindiens en Guyane).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/village esperance2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Village Espérance&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hormis ces deux exceptions, les Palikur continuent à créer des petits noyaux de peuplement. Sur la commune de Saint-Georges, les petits villages sont encore assez nombreux, comme la Gabaret.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les migrations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les Palikur sont très mobiles . Leur territoire ancestral est situé entre les rivières Curipi et Urukawa &amp;#8211;autrement orthographié «&amp;nbsp;Arukawa », et nommé «&amp;nbsp;Aukwa&amp;nbsp;» par les Brésiliens et «&amp;nbsp;Rokawa&amp;nbsp;» par les Franco-Guyanais -, affluent du Rio Uaça. La rivière leur donne leur autodénomination «&amp;nbsp;Aukwa-yène, les gens de la rivière du milieu ». Ils occupent cette région depuis au moins le début du 16ème siècle.
La première vague de migrations est la conséquence de différentes guerres qui opposèrent la France au Portugal du 17ème au 18ème siècle, pour la conquête de cette région connue sous le nom de «&amp;nbsp;Territoire contesté ». Elle poussa les Palikur à fuir les Portugais et en même temps leur région ancestrale pour se réfugier sous protection française dans la région de Saint-Georges, jusqu&amp;#8217;à l&amp;#8217;embouchure de l&amp;#8217;Oyapock, à Ouanary. Considérés «&amp;nbsp;amis des Français », ils migrèrent en masse pour la Guyane française quand en 1900 le traité mit fin au territoire contesté. Dans les décennies suivantes, cependant, une bonne partie retourna dans la région (notamment pour cause d&amp;#8217;épidémies) et se fixa le long de la rivière Urukawa, maintenant des liens avec les parents qui restèrent en Guyane française. Une deuxième vague de migrations conduisit les Palikur de la frontière vers l&amp;#8217;intérieur de la Guyane française dans les années 1960, pour des raisons magico-religieuses et économiques. Présents et nombreux dans la région d&amp;#8217;Urukawa, géré par la FUNAI (&lt;em&gt;Fundação National do Indio&lt;/em&gt;, organisme gouvernemental brésilien)  en tant que «&amp;nbsp;terra indigena », qui reconnaît donc leur territoire ancestral, les Palikur se sont également installés dans l&amp;#8217;espace guyanais dans les régions suivantes, par ordre d&amp;#8217;importance numérique&amp;nbsp;: Saint-Georges de l&amp;#8217;Oyapock, Tonate-Macouria, Ouanary-Régina, Roura.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La carte ci-dessous, extraite du travail d'Emmanuel Montout, professeur d'Histoire-Géographie en Guyane, montre le trajet de ces migrations&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/carte migrations2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;

De tous les groupes amérindiens, le groupe Palikur est un des plus éclatés sur le bassin amazonien, une telle multiplication territoriale. Les Palikur se déplacent fréquemment d&amp;#8217;un village à l&amp;#8217;autre et retournent régulièrement sur leurs terres ancestrales Ainsi ils ont établi dans l&amp;#8217;espace et dans le temps un axe qui va de Urukawa à Tonate-Macouria en passant par Saint-Georges, malgré la frontière entre le Brésil et la Guyane et l&amp;#8217;absence de papiers d&amp;#8217;identité pour la plupart.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les difficultés administratives&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Depuis 1969, la réforme du découpage communal en Guyane englobe toutes les populations amérindiennes dans le maillage administratif français, où le droit commun leur est appliqué. Il existait une certaine tolérance à Saint-Georges, mais avec le renforcement des lois contre l&amp;#8217;immigration clandestine, il y a de plus en plus de reconduites à la frontière&amp;nbsp;: la Police aux Frontières (PAF), qui contrôle sur les débarcadères, les barrages de Gendarmerie et de la PAF à la sortie de Saint-Georges et sur la route entre Saint-Georges et Cayenne (pour lutter contre l&amp;#8217;immigration clandestine, jusqu&amp;#8217;en juillet 2008 la Gendarmerie tenait un barrage fixe, qui semble-t-il a été supprimé).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/Barrage Gendarmerie au Pont de la Gabaret2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Barrage de gendarmerie au pont de la Gabaret&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du fait de la frontière, les Palikur sont administrativement divisés par leur nationalité&amp;nbsp;: certains sont français, d&amp;#8217;autres brésiliens, dans le pire des cas apatrides, les administrations françaises et brésiliennes se «&amp;nbsp;renvoyant la balle&amp;nbsp;» sans solution.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les problèmes administratifs rencontrés par les Palikur sont multiples, et vont à l&amp;#8217;encontre de leur continuité territoriale de part et d&amp;#8217;autre du fleuve Oyapock. Pour les Palikur nés au Brésil, et désirant s&amp;#8217;installer en Guyane, rejoindre de la famille, c&amp;#8217;est le parcours du combattant pour l&amp;#8217;obtention de la carte de séjour. Nombreux sont en effet les Amérindiens qui, après avoir obtenu un rendez-vous à la Préfecture pour une demande ou un renouvellement de carte de séjour, après avoir payé le taxi collectif pour Cayenne (80 euros l&amp;#8217;aller-retour, ce qui est important quand on ne vit que de la chasse et de menus travaux, comme certains), ne sont pas reçus parce que la Préfecture a déjà atteint ses quotas de rendez-vous pour carte de séjour (et pourtant ils sont partis à l&amp;#8217;aube de Saint-Georges, qui est à 200 km de Cayenne). Et il faudra renouveler l&amp;#8217;opération plusieurs fois avant d&amp;#8217;être enfin reçu à la Préfecture&amp;#8230;
Second point, les familles dont certains membres sont brésiliens, d&amp;#8217;autres français. Du fait de leurs retours fréquents sur leur territoire ancestral, des allers-retours entre la Guyane et le Brésil, des enfants naissent côté brésilien, tandis que leurs frères et s&amp;#339;urs ont eu «&amp;nbsp;la chance&amp;nbsp;» de naître à Saint-Georges ou à Cayenne. Je dis la chance, car la plupart de ces enfants parlent avant tout créole, français par leur scolarisation, brésilien par contagion, et très peu palikur, malgré des efforts de l&amp;#8217;Education nationale qui a créé un poste de médiatrice culturelle français-palikur au primaire, et surtout à cause des réticences de leur part à affirmer leur identité &amp;#8211;appuyés en cela par la politique d&amp;#8217;acculturation des évangélistes et des pentecôtistes-. A Saint-Georges, il y a peu de débouchés professionnels, et la scolarité s&amp;#8217;arrête au Collège. Pour le Lycée, il faut aller à Cayenne. Et pour aller à Cayenne, il faut des papiers en règle. Et quand vos parents sont Brésiliens, que vous êtes nés au Brésil, ce sont les difficultés qui commencent&amp;#8230;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors que proposer&amp;nbsp;? Un statut spécial pour les Amérindiens, qui permette de leur accorder la double nationalité&amp;nbsp;? Ou de leur accorder la nationalité française s&amp;#8217;ils désirent s&amp;#8217;installer du côté français, eu égard à leur antériorité sur le territoire&amp;nbsp;? Oui mais en France, les statistiques ethniques sont interdites, nous avons un Commissariat aux diversités, mais nous ne pouvons pas cibler une minorité, donc il ne peut pas y avoir de reconnaissance du statut «&amp;nbsp;amérindien », comme cela peut se faire au Canada, où l&amp;#8217;on obtient des droits à partir du moment où l&amp;#8217;on prouve que l&amp;#8217;on a du sang amérindien à 50%.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors on en vient à des situations absurdes, où l&amp;#8217;on ne peut même plus, en tant que personne privilégiée motorisée, rapprocher les Palikur de leurs lieux de chasse ou de culture &amp;#8211; pour un certain nombre, la chasse au gibier et la culture sur brûlis à l&amp;#8217;abattis constituent leur moyen de subsistance -, de plus en plus éloignés de leur lieu de vie du fait des constructions et de la raréfaction des ressources, sous peine d&amp;#8217;avoir une amende ou une peine de prison pour aide à l&amp;#8216;immigration clandestine&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</content>
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  <title>c'est l'histoire d'un chat...</title>
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  <issued>2009-10-13T11:32:25+00:00</issued>
  <modified>2009-10-13T11:32:25+00:00</modified>
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  <author><name>fantezi</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>Mon "Fétiche" bien au chaud dans le grenier de ma grand-mère dans la Mayenne, en attendant une éventuelle sortie... , me voilà repartie sur un autre projet. Au départ, une nouvelle source...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Mon &quot;Fétiche&quot; bien au chaud dans le grenier de ma grand-mère dans la Mayenne, en attendant une éventuelle sortie... , me voilà repartie sur un autre projet. Au départ, une nouvelle source d'inspiration, inattendue dans ma vie&amp;nbsp;: les chats&amp;nbsp;! Depuis un an et demi que je partage ma vie avec Djuka, 6 mois avec Elo, eh bien j'ai nourri des affinités avec la gente féline, et comment faire autrement quand on les voit&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/chat.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc au départ il y a un chat, un chat qui apporte beaucoup à l'homme, qui lui fait redécouvrir la nature, la liberté... à un homme enfermé dans son monde, coincé entre sa TV et sa poubelle qui déborde.... Et l'idée de &quot;Le Monde à l'envers&quot; est née...
Lorsque j'ai réalisé mon géant en papier mâché, j'ai essayé de l'articuler un peu, j'ai regretté après de ne pas en avoir fait une vraie marionnette géante, mais n'est pas &quot;Royal Deluxe&quot; qui veut&amp;nbsp;! Et toute seule, c'est un peu difficile... Donc cette fois, j'ai bien l'intention de créer un spectacle géant, avec des marionnettes géantes... mais pas seule&amp;nbsp;!
Pour commencer, j'ai réalisé mon petit projet avec de petites &quot;marionnettes&quot;, pour dérouler l'histoire de cette petite fable écologique.
Plantons le décor&amp;nbsp;: un intérieur d'appartement, un peu sombre, du grillage au mur, une TV, un énorme sac poubelle,...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/envers5.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;avec un peu plus de couleurs pour passer &quot;à l'écran&quot;&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/envers8.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;un homme un peu désespéré...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/envers6.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et un chat malicieux (pléonasme..), un peu tristounet au départ&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/envers1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/envers2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;un peu sauvage...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/envers3.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/envers4.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et finalement plus &quot;flashy&quot; et plus pétillant, lui aussi pour mieux passer à l'écran&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/envers7.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les marionnettes sont rudimentaires, vu que je n'en ai jamais fait, j'ai improvisé... J'ai utilisé de la pâte à modeler séchant à l'air (un truc lu dans un livre de fabrication de marionnettes), commandée sur internet&amp;nbsp;: ce n'est pas cher, c'est assez facile d'usage, mais c'est quand même fragile. Disons que si on repeint, ça humidifie la pâte, donc il faut encore attendre que ça sèche, si on met du vernis idem... vu que j'ai fait les articulations en fil de fer, c'est vrai qu'il faut y aller doucement sur la manipulation... mais après avoir torturé mes 2 protagonistes, ça a fini par tenir... Je les ai réalisées sur le modèle des marionnettes à fil, mais j'ai dû rajouter des baguettes (un peu voyantes sur le film..) finalement pas essentielles, mais bon j'ai un peu pataugé pour la manipulation...
Donc montage très artisanal d'un petit film... j'ai utilisé le logiciel Windows movie maker, assez facile d'usage, il permet d'assembler les vidéos, de mettre du texte, des effets, de la musique... Il est donc visible sur youtube, en cliquant à droite de cette page sur &quot;video you tube&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ceci étant dit, je recherche maintenant des personnes pour travailler avec moi sur le projet. Je n'ai plus envie de travailler seule, j'aimerais bien former une petite &quot;compagnie&quot;, moi je sais fabriquer, bricoler, mais je ne suis pas marionnettiste, ni musicienne, je ne possède pas l'art de la scène, bref il me manque beaucoup... Et j'ai envie de partager une expérience artistique à plusieurs, voilà l'appel est lancé... Et pour le lieu? Autre nouveauté, je pars m'installer à Brest, ma ville coup de coeur, mon &quot;paysage intérieur&quot; comme dirait l'autre&amp;nbsp;! (Flaubert je crois..). Bref dans cette ville &quot;au bout du monde&quot;, ouverte sur l'infini, j'espère bien trouver ma modeste place....&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà pour le nouveau, et d'ici quelques jours devrait paraître dans la revue ICRA, qui s'occupe de la défense des peuples autochtones, mon article sur les problèmes administratifs des Amérindiens palikur en Guyane... car si la terre ne tourne vraiment plus rond, il est d'autant plus urgent de protéger et d'aider les peuples autochtones,...&lt;/p&gt;</content>
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  <title>J'en perds la tête !</title>
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  <issued>2009-07-20T10:27:10+00:00</issued>
  <modified>2009-07-20T10:27:10+00:00</modified>
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  <author><name>fantezi</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>Voilà 2 mois que je n'ai pas donné de nouvelles... Il faut dire que les recherches de festival, ou de lieu d'expo pour ma petite installation m'ont un peu découragée ! Confirmation : les...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Voilà 2 mois que je n'ai pas donné de nouvelles... Il faut dire que les recherches de festival, ou de lieu d'expo pour ma petite installation m'ont un peu découragée&amp;nbsp;! Confirmation&amp;nbsp;: les programmations sont bouclées 6 mois à l'avance, alors je m'y prends tout à l'envers.. Moi je réalise d'abord mon projet, et après je cherche un lieu d'expo&amp;nbsp;: fatale erreur&amp;nbsp;! Soit les artistes ont du &quot;stock&quot;, soit ils proposent un pré-projet, une ébauche, enfin je suppose... Etre dans les temps donc, et avoir les bons contacts, ça non plus ce n'est pas gagné&amp;nbsp;! Un exemple, précis et nominatif, parce que je suis remontée contre eux&amp;nbsp;: par le biais du site Planete attitude, blog et forums de discussion sur les thèmes de l'environnement, quelqu'un m'a parlé du Festival du vent de Calvi, en Corse, qui a lieu fin octobre. Je me dis, tiens, là je suis peut-être dans les temps... Sur le site, un seul mail, celui de l'organisation du festival, un peu général donc... J'envoie un mail le 16 mai, pas de nouvelles... j'appelle, on me dit que le dossier est transféré à la personne chargée des projets plastiques. Pas de nouvelles... Je renvoie un mail pour avoir les coordonnées de cette personne&amp;nbsp;: rien... On m'avait dit que la programmation était bouclée fin juin, donc début juillet je renvoie un mail&amp;nbsp;: &quot;donnez-moi une réponse, même négative&quot;, d'autant que la programmation est déjà en ligne... et rien&amp;nbsp;! Alors je trouve ça inadmissible, les personnes pourraient au moins répondre, ce n'est pas facile quand on débute, c'est un manque de respect total pour le travail des artistes. Voilà, c'est dit&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais j'ai quand même continué mon &quot;fétiche&quot;, malgré un certain découragement je l'avoue, car je trouve mon projet d'installtion &quot;bien ficelé&quot;. Je suis d'abord passé à la peinture... pigments et eau, comme promis. Alors au début ça a donné ça&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/statue peinte.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et sous un autre angle&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/statue peinte 4.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et de plus près&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/statue peinte 2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;mais je n'aimais pas la nageoire, alors j'ai mis des clous... &quot;fétiche à clous&quot;, ça reste dans le ton (pour les connaisseurs d'art africain)&amp;nbsp;! De jolis clous pour les tuiles, question de renouer avec mon péché mignon, le magasin de bricolage...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/statue peinte 3.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà, il ne me restait plus qu'à finir de coudre les morceaux de cuir du visage, et c'était fini... et puis... et puis j'ai regardé un peu sous tous les angles, notamment par en-dessous, comme un enfant, et j'ai trouvé qu'elle faisait trop peur, un peu  &quot;Leatherface&quot;, Face de cuir dans &lt;em&gt;Massacre à la tronçonneuse&lt;/em&gt;, et puis le grillage était trop apparent, et la petite niche pour mettre les mots d'espoir pas assez visible... Alors je lui ai coupé la tête&amp;nbsp;! J'ai tout arraché, pour repartir de zéro...
Je suis repartie d'une boîte&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/nouvelle.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et je l'ai habillée de cheveux végétaux&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/nouvelle3.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;petit zoom&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/nouvelle5.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et les yeux... derrière la tête...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/nouvelle 6.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
à vos interprétations !!!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et hier, j'ai essayé de faire une mini-installation dans le bureau de l'appartement, voir ce que ça donnerait....j'ai un peu tout déménagé, caché les litières des chats, mis de la terre par terre... et voilà le resultat&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/nouvelle2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;il n'y a plus qu'à la recouvir d'espoir...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/nouvelle4.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il n'y a plus qu'à.....&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>recherche lieu pour installation artistique...</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://fantezi.blogamoi.com/index.php/2009/05/15/14466-recherche-lieu-pour-installation-artistique" />
  <issued>2009-05-15T12:32:12+00:00</issued>
  <modified>2009-05-15T12:32:12+00:00</modified>
  <id>http://fantezi.blogamoi.com/index.php/2009/05/15/14466-recherche-lieu-pour-installation-artistique</id>
  <author><name>fantezi</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>ça y est, la statue est presque terminée, enfin la statue, je veux dire l'installation plutôt. Car ce qui ne devait être qu'une statue en papier mâché s'est transformé en installation artistique...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;ça y est, la statue est presque terminée, enfin la statue, je veux dire l'installation plutôt. Car ce qui ne devait être qu'une statue en papier mâché s'est transformé en &lt;strong&gt;installation artistique impliquant le public&lt;/strong&gt;. Son nom&amp;nbsp;? &quot;&lt;strong&gt;Fétiche&quot;...&lt;/strong&gt;
Reste à trouver un lieu pour mon installation. Je recherche un peu tous azimuts, pour cet été, entre juin et août. Dans une forêt, sinon ça n'aurait pas de sens. Et j'ai besoin d'accrocher des panneaux dans des arbres. Comme j'habite dans le Val de Marne, j'ai postulé pour le festival de l'Oh, trop tard, pour la journée &quot;parcs et jardins&quot; du 13 juin, trop tard, je crois qu'en France on est un trop procédurier, genre programmation bloquée 6 mois à l'avance, il vaut mieux être dans les circuits à ce régime, qui laisse peu de place aux initiatives individuelles... Bref comme &lt;strong&gt;mon installation se veut écologiquement engagée&lt;/strong&gt;, j'ai proposé mes services à l'antenne parisienne de Greenpeace, pas de nouvelles, j'ai mis une annonce sur kijiji, et hier je me suis inscrite sur le blog de &lt;strong&gt;Planète attitude&lt;/strong&gt;, accessible à partir du site de WWF, j'ai déjà des remarques, peut-être que je trouverai par ce canal...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais passons à l'installation. J'avais préparé un dossier pour le service &quot;accueil et animation dans les parcs&quot; du conseil général, alors comme c'est bien ficelé, voici le détail de l'installation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Fétiche&amp;nbsp;» est une installation interactive qui se compose d&amp;#8217;une statue centrale en papier mâché de 1,60m de hauteur, émergeant de la terre, et représentant une «&amp;nbsp;femme&amp;nbsp;» allaitant un petit être, mi enfant-mi poisson, faisant corps avec un oiseau qui sort de son cou. Dans le visage de la «&amp;nbsp;femme », une cavité est aménagée pour recevoir les mots d&amp;#8217;espoir du public.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/fetiche.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/fetiche detail.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autour du «&amp;nbsp;Fétiche », dans un arbre, sont suspendus deux panneaux de bois léger, de 1,80m de haut&amp;nbsp;: sur l&amp;#8217;un sont peints en rouge des mains, sur fond noir, sur l&amp;#8217;autre sont collées des photos sur papier, montrant la diversité des problèmes environnementaux, leur impact sur l&amp;#8217;homme, la nature et les animaux, et pour conséquence la souffrance des hommes et des animaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A côté de la statue est posé un grand carton peint, qui explique au public son rôle dans l&amp;#8217;installation&amp;nbsp;: autour du visage reproduit de la statue sont écrits les mots «&amp;nbsp;Avec vos pensées, recouvrez-moi d&amp;#8217;espoir ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/carton.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans un arbre à proximité est installé un dérouleur de papier&amp;nbsp;: le public est invité à déchirer des morceaux de papier, écrire des mots d&amp;#8217;espoir (une petite table et des tabourets seront mis à disposition), les plier et les mettre dans le réceptacle aménagé dans le visage du fétiche. Au fur et à mesure de la journée, je collerai ces mots sur le corps de la statue qui, d&amp;#8217;abord blanc, se recouvrira de ces mots d&amp;#8217;espoir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La statue est  fabriquée à partir de morceaux de bois récupérés, de cartons, et recouverte de morceaux d&amp;#8217;annuaires téléphoniques collés avec de la colle à tapisserie. Le visage est réalisé à partir de morceaux de vieux cuirs et de feuilles. Quelques motifs seront sans doute peints, réalisés en pigments (finition de l&amp;#8217;&amp;#339;uvre).
Je rajoute ici pour le blog que j'ai recouvert le papier mâché d'un gesso, le gesso &quot;aquatec&quot; acheté sur le site de gerstaecker, pour imperméabiliser la papier et permettre une meilleur adhérence de la peinture au cas où je la peigne (j'avais directement appliqué la peinture sur le papier mâché sur la vache dans les toilettes, cela avait fait plein de craquelures&amp;nbsp;: la faute à la peinture&amp;nbsp;? j'aurais peut-être dû ajouter du liant?).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour assurer une cohérence avec le thème de l&amp;#8217;installation, le papier utilisé par le public résulte d&amp;#8217;une démarche de réconciliation de l&amp;#8217;homme avec son environnement&amp;nbsp;: c&amp;#8217;est un papier venant du Sri Lanka, produit à partir de bouses d&amp;#8217;éléphants et de paille de riz. Les éléphants sauvages autour des villages au Sri Lanka ont été depuis longtemps source de conflits avec les habitants parce qu&amp;#8217;ils piétinaient leurs terres. Le projet «&amp;nbsp;Peace paper&amp;nbsp;» est à l&amp;#8217;origine de la fabrication de ce papier et a pour objectif de réduire ce conflit en permettant aux populations de vivre des revenus procurés par les éléphants, de changer leur point de vue et leur comportement, et ainsi de concourir à la sauvegarde de l&amp;#8217;espèce tout en maintenant une économie locale (voir le site Nature-et-papiers.fr ).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/croquis  fetiche.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/main.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;  &lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/images.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Vue partielle de 2 panneaux de bois de 1,80m de hauteur, qui seront fixés à des branches d&amp;#8217;arbres. Ils sont très légers (cloisons de fond d&amp;#8217;armoire). Le panneau de droite est entièrement recouvert de photos tirées sur papier et d&amp;#8217;articles, montrant la diversité des problèmes environnementaux, leur impact sur l&amp;#8217;homme, la nature et les animaux, et pour conséquence la souffrance des hommes et des animaux.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Eh bien voilà, il n' y plus qu'à trouver un lieu pour le déroulement de l'installation....je crois que cela va être la prtie la plus difficile !!!&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Manifeste pour un mouvement artistique néo-primitif : rejoignez-moi !</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://fantezi.blogamoi.com/index.php/2009/03/30/14295-manifeste-pour-un-mouvement-artistique-neo-primitif-rejoignez-moi" />
  <issued>2009-03-30T21:03:25+00:00</issued>
  <modified>2009-03-30T21:03:25+00:00</modified>
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  <author><name>fantezi</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>NPA ?? Neo Primitive Art ? J’ai bien sûr choisi ce nom par rapport au mouvement de Besancenot, le Nouveau Parti Anticapitaliste. Et finalement, ce n’est pas uniquement pour avoir plus de...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;&lt;strong&gt;NPA ?? Neo Primitive Art ?&lt;/strong&gt; J&amp;#8217;ai bien sûr choisi ce nom par rapport au mouvement de Besancenot, le Nouveau Parti Anticapitaliste. Et finalement, ce n&amp;#8217;est pas uniquement pour avoir plus de visibilité sur le web,  ils ne sont pas si éloignés l&amp;#8217;un de l&amp;#8217;autre, comme on le verra, NPA,  &lt;strong&gt;mouvement artistique contestataire&lt;/strong&gt; &amp;#8230;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ma petite vidéo doit donner un peu le ton. Pour ceux qui débarquent sur mon blog sans passer par la case youtube, cliquez sur le lien &quot;video you tube&quot; écrit à droite sous &quot;Liens&quot;.
Je félicite et remercie mon frère, infographiste, d&amp;#8217;avoir su si bien rendre les idées que je lui avais soumises, avec mes pauvres petits dessins&amp;nbsp;! &lt;strong&gt;Si vous vous retrouvez sur la page de mon blog, c&amp;#8217;est que le message vous a interpellé, peut-être désirez-vous partager votre expérience, vos réflexions, vos projets, pour créer un collectif d&amp;#8217;artistes réunis autour de cette idée&amp;nbsp;: dans le contexte actuel, contexte écologique, économique et social désastreux, le primitivisme peut être une réponse artistique.&lt;/strong&gt; Alors je le dis tout de suite, je suis autodidacte, je n&amp;#8217;ai pas fait d&amp;#8217;école d&amp;#8217;art, et mes expos ne dépassent pas le cadre de mon appartement, sauf une sortie exceptionnelle pour le carnaval, ainsi que vous pourrez le voir sur le blog. Je n&amp;#8217;ai pas une très grande culture artistique, disons que je m&amp;#8217;informe au gré des mes envies. Je ne suis pas très calée en philosophie, même si en écoutant Michel Serres sur radio Nova il y a quelques semaines, je me suis dit que ses réflexions vont dans le sens de ce que je pense rapport à l&amp;#8217;environnement notamment. Je ne suis pas engagée politiquement, j&amp;#8217;ai mes idées, mais pas de carte, je ne suis pas membre de Greenpeace, je suis juste adhérente à l&amp;#8217;ANPCEN, l&amp;#8217;Association Nationale pour la  Protection du Ciel et de l&amp;#8217;Environnement Nocturnes, et j&amp;#8217;ai l&amp;#8217;âme profondément écologique. Par contre, j&amp;#8217;ai fait des études d&amp;#8217;Ethnologie, j&amp;#8217;ai donc des connaissances sur les sociétés dites «&amp;nbsp;primitives », j&amp;#8217;ai vécu au Brésil et en Guyane, en contact avec les Amérindiens, et je suis urbaniste de formation, alors je suis très sensible à toutes les interventions artistiques en milieu urbain, les interactions de l&amp;#8217;art et de l&amp;#8217;environnement en général, que ce soit dans l&amp;#8217;environnement naturel ou urbain. Et j&amp;#8217;ai eu un choc, et un déclic artistique en visitant le Musée des arts premiers du quai Branly pour la première fois. Voilà pour me situer&amp;#8230;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le primitivisme n&amp;#8217;est pas une nouveauté. Je n&amp;#8217;ai pas lancé cette idée de mouvement «&amp;nbsp;néo-primitiviste&amp;nbsp;» sans m&amp;#8217;être renseignée au préalable sur le sujet. Alors il ne s&amp;#8217;agit pas de faire une thèse, mais je vais quand même &lt;strong&gt;présenter  quelques grands axes de ce que le primitivisme a été, pour en mesurer l&amp;#8217;héritage, et s&amp;#8217;interroger sur ce qu&amp;#8217;il peut être aujourd&amp;#8217;hui&amp;nbsp;: sachant ce qu&amp;#8217;a été le primitivisme, pourquoi s&amp;#8217;en inspirer aujourd&amp;#8217;hui, et de quelle manière&amp;nbsp;? Comment s&amp;#8217;appuyer sur les Arts premiers pour créer un art qui conteste les dérives de notre société actuelle, qui s&amp;#8217;interroge sur de nouveaux  besoins de spiritualité, et propose des axes de réflexion, à travers les matières utilisées, le regard porté sur l&amp;#8217;environnement,&amp;#8230;&lt;/strong&gt; par exemple.
Rapport au sujet, j&amp;#8217;ai essentiellement lu __&lt;em&gt;Le primitivisme et l&amp;#8217;art moderne&lt;/em&gt;, de Colin Rhodes, aux éditions Thames &amp;amp; Hudson, collection L&amp;#8217;univers de l&amp;#8217;art, 1997.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/couverture.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne sais pas ce qu&amp;#8217;il en est du primitivisme et de la création contemporaine. Sans doute serait-il intéressant de chercher justement dans les pays d&amp;#8217;où provenait l&amp;#8217;art primitif, en Afrique, en Océanie, en Amérique du nord et du sud, et de regarder les créations contemporaines des artistes de ces pays.__&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu&amp;#8217;est-ce que le primitivisme, si l&amp;#8217;on se réfère au livre &lt;em&gt;Le primitivisme et l&amp;#8217;art moderne&lt;/em&gt;, de Colin Rhodes ?&lt;/strong&gt; (je n&amp;#8217;ai pas encore lu le livre en entier, voilà ce que j&amp;#8217;en ai déjà retenu). Il s&amp;#8217;agit d&amp;#8217;un ensemble d&amp;#8217;idées apparu en Europe occidentale au 18ème siècle, qui coïncide avec le début de la grande période d&amp;#8217;expansion coloniale européenne. Celui qu&amp;#8217;on nommait  le «&amp;nbsp;primitif », ou plutôt à l&amp;#8217;époque le «&amp;nbsp;sauvage », se trouvait en &lt;strong&gt;Afrique centrale et australe, aux Amériques et en Océanie. En Occident aussi on avait nos «&amp;nbsp;primitifs&amp;nbsp;» que sont les populations paysannes, les enfants et les fous&lt;/strong&gt;. A ne pas confondre avec ce que l&amp;#8217;on appelle en Histoire de l&amp;#8217;art, les «&amp;nbsp;primitifs »,  artistes traditionnellement considérés comme les précurseurs d&amp;#8217;un nouvel art, provoquant une rupture avec la tradition passée et jetant les bases sur lesquelles une nouvelle tradition pouvait se construire, par exemple les premiers maîtres italiens d&amp;#8217;avant-garde, les «&amp;nbsp;primitifs italiens&amp;nbsp;» du 13 ème au 16 ème siècle.
&lt;strong&gt;Le terme «&amp;nbsp;primitivisme&amp;nbsp;» rassemble des réactions d&amp;#8217;artistes aux idées sur le primitif, des années 1890 aux années 1940&lt;/strong&gt;. Certains artistes se sont plus rapprochés des arts tribaux (les masques et les figurines ouest africaines, principalement de Côte- d&amp;#8217;ivoire, du Gabon et du Congo, furent sans doute les sources d&amp;#8217;influence les  plus courantes dans les cercles artistiques parisiens durant les années qui précédèrent 1918), d&amp;#8217;autres plus du mode de vie et  d&amp;#8217;expression des populations paysannes (notamment à Pont-Aven en Bretagne), ou des travaux des enfants, ou de ceux des fous. Un grand nombre de ces artistes venait de France, d&amp;#8217;Allemagne et de Russie. Pêle-mêle, je citerai entre autres, sans aucun classement, &lt;strong&gt;Paul Gauguin, Karel Appel, Constantin Brancusi, Jean Dubuffet, Wassily Kandinsky, Paul Klee, Ernst Ludwig Kirchner, Pablo Picasso, Hans Arp, Max Ernst&lt;/strong&gt;, &amp;#8230;
&lt;strong&gt;Le terme «&amp;nbsp;néo-primitivisme&amp;nbsp;» a déjà été employé, en Russie&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: fin 1909, une école néo-primitive dirigée par &lt;strong&gt;Larionov&lt;/strong&gt; et sa compagne &lt;strong&gt;Gontcharova&lt;/strong&gt;, avait émergé à Moscou, tournés vers les icônes, les plateaux et les panneaux d&amp;#8217;orient,  s&amp;#8217;inspirant des traditions populaires  et religieuses indigènes des populations paysannes de leur pays.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En quoi les primitifs ont-ils influencé ces artistes&amp;nbsp;? Il y a d&amp;#8217;abord eu &lt;strong&gt;une influence formelle de l&amp;#8217;art primitif sur la peinture et la sculpture modernes&lt;/strong&gt;, notamment des emprunts formels à la sculpture africaine. Et aussi un intérêt pour l&amp;#8217; «&amp;nbsp;esprit primitif », en particulier chez les dadaïstes et les surréalistes, marqué par des &lt;strong&gt;tentatives d&amp;#8217;accès à des modes de pensée et de vision considérés comme plus fondamentaux&lt;/strong&gt;. En effet, &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;on considérait que le primitif était toujours plus instinctif, moins limité par les conventions artistiques et l&amp;#8217;histoire, et plus proches des aspects fondamentaux de l&amp;#8217;existence humaine&lt;strong&gt;. Le primitiviste se servait de ces idées pour contester ou subvertir sa propre culture&lt;/strong&gt;, dans son ensemble ou dans certains de ses aspects. Les écrivains américains &lt;strong&gt;Arthur Lovejoy&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;George Boas&lt;/strong&gt;, dans le livre &lt;em&gt;Primitivism and Related ideas in Antiquity&lt;/em&gt; (1935) définissent le «&amp;nbsp;primitivisme culturel&amp;nbsp;» comme «&amp;nbsp;&lt;em&gt;le mécontentement du civilisé face à la civilisation ou face à un des ses aspects manifeste et caractéristique&lt;/em&gt; ». L&amp;#8217;attirance du primitivisme pour l&amp;#8217;enfance permet également d&amp;#8217;exprimer le mécontentement par rapport à la société.

On parlait donc d&amp;#8217;une «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;pensée primitive&lt;/strong&gt; », partant du principe que le primitif était une catégorie reconnaissable, unis par une organisation sociale et/ou un état psychologique communs. &lt;strong&gt;Claude Lévi-Strauss&lt;/strong&gt; plaça la pensée primitive au même niveau que celle des peuples civilisés en termes qualitatifs, mais réaffirma l&amp;#8217;idée d&amp;#8217;un «&amp;nbsp;esprit sauvage », distinct et différent,&lt;em&gt; la pensée sauvage&lt;/em&gt;. En revanche, Darwin, dans son ouvrage &lt;em&gt;La descendance de l&amp;#8217;homme&lt;/em&gt; (1871) fut clair sur un statut évolutionniste &amp;#8211; perçu comme inférieur - du sauvage, situant ce dernier au début du développement social, culturel et psychologique de l&amp;#8217;humanité&amp;#8230; Le «&amp;nbsp;primitif&amp;nbsp;» fut selon moi au centre de courants de pensée contestables et dangereux, du darwinisme social, qui tenderait à prouver que l&amp;#8217;Occident a produit l&amp;#8217;exemple d&amp;#8217;humanité le plus élevé, aux dérives de sentiment national, s&amp;#8217;appuyant sur la sur-valorisation des «&amp;nbsp;primitifs&amp;nbsp;» de l&amp;#8217;intérieur, dans la période de montée du fascisme des années 30&amp;#8230; Attention donc&amp;#8230;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour terminer ce petit résumé, voici &lt;strong&gt;quelques exemples d&amp;#8217;&amp;#339;uvres primitivistes&lt;/strong&gt;. Artistiquement parlant, je suis plus attirée par l&amp;#8217;influence de l&amp;#8217;art primitif (dans le sens «&amp;nbsp;art tribal ») sur la sculpture, et le travail du bois, que sur la peinture sur toile. Voilà pourquoi j&amp;#8217;ai choisi les trois &amp;#339;uvres suivantes, c&amp;#8217;est un parti pris tout à fait personnel et discutable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/maxernst.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;Max Ernst&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Moonmad&lt;/em&gt;, 1944&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/lipchitz.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;Jacques Lipchitz&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Figure&lt;/em&gt;, 1926-1930&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/karelappel.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;Karel Appel&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Les enfants interrogateurs&lt;/em&gt;, 1949&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le commentaire qui en est fait dans &lt;em&gt;Le primitivisme et l&amp;#8217;art moderne&lt;/em&gt;, de Colin Rhodes résume bien les raisons pour lesquelles je cherche à m&amp;#8217;inspirer des primitivistes&amp;nbsp;:
«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Les simplifications formelles apportées à la silhouette humaine dans les sculptures d&amp;#8217;Ernst, de Lipchitz, et de Moore font partie de leur tentative de &lt;strong&gt;dépouiller les objets des couches de complexité dont la civilisation a doté la perception des Européens modernes, et de mettre à jour des vérités primitives plus profondes&lt;/strong&gt;. Ces &amp;#339;uvres ont en commun le désir de présenter ce que Jung appelait __des images archétypales,  compréhensibles pour la plupart, indifféremment de la race ou de l&amp;#8217;histoire&lt;/em&gt;__ ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà pour ce qui est du primitivisme et de l&amp;#8217;art moderne. &lt;strong&gt;Et aujourd&amp;#8217;hui&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;? En faisant quelques recherches sur le sujet, je suis tombée sur des articles concernant le «&amp;nbsp;mouvement néo-tribal », prônant semble-t-il un mode de vie basé sur celui des tribus, et sur la pensée anarcho-primitiviste de &lt;strong&gt;John Zerzan&lt;/strong&gt;, critiquant la civilisation comme oppressante, et défendant des modes de vie plus libres de sociétés dites primitives, mode de vie idéal de l&amp;#8217;état sauvage&amp;#8230; Ouh la la, loin de moi cette idée&amp;nbsp;! J&amp;#8217;ai fait de l&amp;#8217;Ethnologie, et selon moi le mode de vie de ces sociétés est loin d&amp;#8217;être idéal&amp;nbsp;! Régi tout de même par des conventions et des codes très stricts, souvent un cloisonnement des activités hommes/femmes, je ne m&amp;#8217;avancerai pas plus, je ne tiendrai pas des propos réducteurs, mais mon idée ne va pas dans ce sens-là en tout cas. J&amp;#8217;ai également trouvé un site présentant un «&amp;nbsp;mouvement idéo-réaliste », rencontre entre art tribal (aborigène et papou) et contemporain, cherchant à «&amp;nbsp;&lt;em&gt;plonger aux sources même de l&amp;#8217;art primitif en réconciliant le beau et le sacré&lt;/em&gt; », et dont la galerie est à&amp;#8230;  Pont-Aven, tiens&amp;nbsp;! A contacter peut-être&amp;#8230;
Ma réflexion dans le domaine est récente, et donc pas encore aboutie. &lt;strong&gt;Ce que je retiens surtout des arts primitifs, que l&amp;#8217;on qualifie aujourd&amp;#8217;hui d&amp;#8217; «&amp;nbsp;arts premiers »,  c&amp;#8217;est un rapport privilégié à l&amp;#8217;environnement, qui fait cruellement défaut actuellement, et qui va nous conduire à une impasse d&amp;#8217;ici peu&amp;#8230; Renouer ce rapport peut passer par les matériaux utilisés (pigments, terre, peintures non polluantes&amp;#8230;), le recours aux matériaux de récupération, les thèmes évoqués,&amp;#8230;La recherche d&amp;#8217;une spiritualité, indépendamment des différents courants religieux, sans dogme, mais respectueuse de l&amp;#8217;homme et de l&amp;#8217;environnement. &lt;/strong&gt;Redonner peut-être un peu de «&amp;nbsp;magie&amp;nbsp;» à notre quotidien&lt;strong&gt;. Et un refus du «&amp;nbsp;tout-consommation », pour se recentrer sur des éléments plus essentiels&amp;#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans la forme, moi je suis plus tournée vers les sculptures en papier mâché. Mais cela peut passer par la peinture, ou encore la musique, ou d&amp;#8217;autres formes d&amp;#8217;art auxquelles je ne pense pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur le mode d&amp;#8217;intervention artistique, je trouverais intéressant de &lt;strong&gt;faire interagir le public, dans un environnement urbain par exemple&amp;#8230; L&amp;#8217;art primitif était présent dans les fêtes, les rites, et dans le quotidien des gens&amp;nbsp;: de même j&amp;#8217;aimerais m&amp;#8217;inscrire dans les espaces de vie quotidienne&lt;/strong&gt;, et non pas exposer dans des lieux clos, réservés à l&amp;#8217;art.  &lt;strong&gt;Qu&amp;#8217;il y ait une appropriation des objets artistiques, par les gens ou les éléments naturels&lt;/strong&gt;. Vaste programme...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je terminerai mon message par ces quelques phrases de &lt;strong&gt;Picasso&lt;/strong&gt; qu&amp;#8217;il formula en 1907, lors de sa découverte de l&amp;#8217;art africain au Musée du Trocadéro, découvrant «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;ces masques, tous ces objets que des hommes avaient exécutés dans un dessein sacré, magique, pour qu&amp;#8217;ils servent d&amp;#8217;intermédiaire entre eux et les forces inconnues, hostiles, qui les entouraient, tâchant ainsi de surmonter leur frayeur en leur donnant couleur et forme. Et alors j&amp;#8217;ai compris que c&amp;#8217;était le sens même de la peinture. Ce n&amp;#8217;est pas un processus esthétique&amp;nbsp;; c&amp;#8217;est une forme de magie qui s&amp;#8217;interpose entre l&amp;#8217;univers hostile et nous, une façon de saisir le pouvoir, en imposant une forme à nos terreurs comme à nos désirs. Le jour où je compris cela, je sus que j&amp;#8217;avais trouvé mon chemin&lt;/em&gt; ».&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Peut-être un peu simpliste pour l&amp;#8217;instant, pleine de bons sentiments et de candeur, ma démarche ne peut se conduire seule en tout cas&amp;#8230;Alors n&amp;#8217;hésitez pas à me laisser vos messages, vos remarques... Si vous me laissez un commentaire, mettez bien une adresse email où je peux vous joindre, pas juste un raccourci vers votre site personnel, car je reste souvent bloquée à la page d&amp;#8217;accueil de l&amp;#8217;hébergeur, et je ne peux pas donner de suite.
Vous pouvez également m&amp;#8217;écrire directement à l&amp;#8217;adresse suivante&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;fantezi.creation@gmail.com&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: cliquez sur le lien &quot;contactez-moi&quot; en haut à droite de la page, rubrique &quot;Liens&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/tchau.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;à bientôt !!!!!!!!&lt;/p&gt;</content>
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  <title>le retour du papier mâché</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://fantezi.blogamoi.com/index.php/2009/03/10/14237-le-retour-du-papier-mache" />
  <issued>2009-03-10T13:09:01+00:00</issued>
  <modified>2009-03-10T13:09:01+00:00</modified>
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  <author><name>fantezi</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>je me suis remise au papier mâché, et ça fait du bien ! retrouver les sensations du grillage, que l'on modèle, que l'on triture, et les doigts dans le seau de colle à papier ! Il fallait...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;je me suis remise au papier mâché, et ça fait du bien&amp;nbsp;! retrouver les sensations du grillage, que l'on modèle, que l'on triture, et les doigts dans le seau de colle à papier&amp;nbsp;! Il fallait d'abord que je redonne une tête à ma vache décapitée, et puis après, suivant l'inspiration... Mais premier objectif&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;trouver du grillage.&lt;/strong&gt; Et cela s'est avéré plus difficile que je le pensais. En Guyane, je trouvais du grillage facilement, au mètre et pas trop cher&amp;nbsp;: j'ai un peu oublié les dimensions et les prix, ce devait être de la maille 10 mm ou un peu plus petit, et par 1m de large, très pratique pour le géant. Mais en métropole, ce n'est pas aussi facile... J'ai d'abord été en magasin de bricolage, mais là je n'ai trouvé que du grillage en rouleau, au rayon jardinerie, la maille trop large, trop rigide, ou bien trop petite et du coup trop flexible, un grillage mou, et le prix&amp;nbsp;! Car il ne faut pas que la maille soit trop large, sinon le papier n'adhère pas bien, vu que la surface d'adhérence est moindre, et il faut pouvoir modeler le grillage, mais qu'il tienne une fois modelé. J'ai pensé qu'à la campagne je trouverais plus facilement du grillage, vu que les besoins semblent plus évidents. Mais &lt;strong&gt;pas question de prendre du grillage à poule, la maille est trop large.&lt;/strong&gt; Je suis donc allée chez ma grand-mère, en Mayenne, et là, chez &quot;le gars Pouit&quot;, j'ai trouvé du &lt;strong&gt;grillage de la marque Bekaert, maille 13 mm&lt;/strong&gt;, vendu au mètre ou en rouleau, largeur 50 cm, diamètre du fil 0,65 mm. J'ai acheté un rouleau de 10m à 27 euros, soit &lt;strong&gt;2,70m le mètre&lt;/strong&gt;, je n'ai pas trouvé moins cher&amp;nbsp;: si quelqu'un connaît des bonnes adresses pour le grillage, je suis preneuse&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rouleau de grillage sous le bras, vieux journaux, colle à tapisserie&amp;nbsp;: me revoilà dans le papier mâché. En direct (ou presque) du Salon de l'agriculture, je vous présente donc ma belle normande (il faudra faire quelques retouches maquillage je pense)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/vachewc1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;allez, encore une photo pour la lauréate de la catégorie &quot;j'ai une vache dans mon appartement, que puis-je en faire ?&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/vchewc2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais ceci n'était qu'une mise en bouche, histoire de se dérouiller un peu avant&lt;em&gt; Le&lt;/em&gt; projet. Oui, j'avais promis&amp;nbsp;: fini l'atelier dans le salon, terminés les bouts de grillage, le fil de fer, les cartons par terre, on aura un vrai salon, fréquentable... Ben ouais, mais il y avait cette lampe, qui ne servait à rien depuis l'emménagement, une lampe de rien du tout (Ikéa, 5 euros)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/natureza1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et puis une idée, une femme, maternelle,  qui allaiterait la nature, la prendrait sur son sein, et dont le visage se confondrait avec celui d'un oiseau... Donc un premier croquis...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/croquis.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et du croquis à la réalisation...me voilà relancée dans ces projets qui me donnent des ailes&amp;nbsp;! plus modeste que le géant, la lampe mesure 1,75m de haut. Vu le prix du grillage, j'ai commencé cette fois-ci avec plus de carton, et après le grillage. Donc d'abord l'ossature (cette fois-ci j'ai un peu plus réfléchi à l'ossature avant de me lancer)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/natureza2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/natureza3.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Pour les proportions du corps, je n'ai pas cherché comme le géant à reproduire &lt;strong&gt;les proportions rélles du corps humain,&lt;/strong&gt; c'est-à-dire, si j'en crois les mensurations de mon mari&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;tête 1/7, buste 2/7, jambes 4/7&lt;/strong&gt; (il fait 1,80m, j'ai rapporté à 1,75m, c'est pratique ça fait des &quot;tranches de 25 cm&amp;nbsp;! un vrai mannequin !); mais, m'inspirant des statues africaines, un&lt;strong&gt; buste beaucoup plus grand&lt;/strong&gt;, et réduire sur les jambes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/natureza4.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une &lt;strong&gt;disproportion&lt;/strong&gt; pour donner du caractère à ma femme, une posture aussi. Et la posture s'est faite d'elle-même, en mettant du poids dans la construction, elle s'est penchée sur l'avant, d'ailleurs il va falloir que je surveille ce déséquilibre, il faut quand même éviter qu'elle tombe&amp;nbsp;!
Et j'ai essayé de lui donner une cambrure aussi. Et la poitrine, qu'est-ce que j'ai eu du mal à lui donner un aspect convenable&amp;nbsp;! Je ne sais pas si les hommes sont plus inspirés pour cela, mais moi, une femme, entre la forme des seins, la hauteur sur torse, bouh, ça a été laborieux&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/natureza5.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/natureza6.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le problème avec le papier mâché, c'est que c'est vraiment très vilain lors de la construction&amp;nbsp;! On dirait une pub pour une marque de scotch (d'ailleurs ce n'est pas très écolo cet usage intensif du scotch). Mais je trouve que les artistes devraient plus montrer les étapes de leur travail, je trouve cela instructif...
Une dernière photo encore, mais là c'est pour montrer ma toute nouvelle combinaison de travail, je suis trop fière&amp;nbsp;! Elle fait un peu neuve, cela manque de traces de peinture, mais je suis contente d'avoir finalement trouvé une combinaison à ma taille, parce lorsqu'on est une femme de 1,68m (je ne donnerai pas le reste de mes mensurations, non non, laissons un peu de mystère..), et bien ce n'est pas facile. Je n'ai pas trouvé de combinaison pour femme sur internet (en magasin de bricolage ne n'est même pas la peine, c'est taille bûcheron !), alors finalement sur le site de Biomidi, une entreprise de Toulouse, j'ai trouvé une combinaison taille 0, marque Adolphe Laffont, 41 euros...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/natureza7.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;oh la belle bleue !!!&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Paul Bloas, origine des couleurs, et amérindiens : parlons enfin d'autre chose que de soi !</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://fantezi.blogamoi.com/index.php/2009/02/23/14187-paul-bloas-origine-des-couleurs-et-amerindiens-parlons-enfin-dautre-chose-que-de-soi" />
  <issued>2009-02-23T19:44:24+00:00</issued>
  <modified>2009-02-23T19:44:24+00:00</modified>
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  <author><name>fantezi</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>Aujourd'hui pas question de mes oeuvres, mais plutôt de mes coups de coeur, mes réflexions et mes coups de gueule.


D'abord le coup de coeur : le peintre brestois Paul Bloas. Je ne vais pas en...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Aujourd'hui pas question de mes oeuvres, mais plutôt de mes coups de coeur, mes réflexions et mes coups de gueule.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'abord le coup de coeur&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;le peintre brestois Paul Bloas&lt;/strong&gt;. Je ne vais pas en faire une biographie, il a un site officiel pour cela. C'est mon mari (qui ne l'était pas alors) qui me l'a fait découvrir en 1998, quand j'étais étudiante en Ethnologie à la Faculté de Brest. Il m'a dit &quot;viens voir, j'ai une suprise pour toi!&quot;, et on est allés voir sur un parking un peu à l'écart les peintures murales de Paul Bloas. Et plus tard, dans nos pérégrinations citadines, on en a découvert d'autres. Voici quelques photos de 1998&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/p.bloas 1998.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour ceux qui connaissent Brest -qui est une ville formidable magré ses allures de ville reconstruite style stalinien- Paul Bloas a réalisé la grande fresque sur la façade du Grand large, sur le port de commerce.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/brest grand large.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors étudiants tous les deux en Ethnologie, on était allés le voir pour un entretien pour notre revue associative de la fac. Sa démarche d'inscription dans l'espace urbain nous intéressait. Son &quot;captage&quot; de l'histoire et de l'ambiance des lieux, qui donne naissance à ses grands personnages peints sur papier et collés sur les murs, à la portée des éléments naturels et des réactions des passants me passionnait, et me passionne toujours. Donc nous sommes allés le voir dans son atelier brestois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/paul bloas.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De cet interview il nous est resté un enregistrement sur magnétophone, jamais retranscrit, mais conservé précieusement, et cette phrase qui m'est toujours restée&amp;nbsp;: &quot; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Quand on aime une ville, on n'aime pas la ville pour ce qu'elle est, on aime les villes pour les gens qu'on y rencontre&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;
C'est tellement vrai&amp;nbsp;!
Paul Bloas a peint sur les murs de la prison de Pontaniou, à Brest, avant sa fermeture&amp;nbsp;: peintures poignantes dans un livre qui reprend ses expériences à Berlin-Belgrade-Budapest- Brest, &quot;La réussite de Boris&quot;, 1993, aux éditions Dialogues. Entre 1998 et 2003, il s'est rendu à Madagascar, expérience reprise je crois dans un DVD avec en fonds sonore des musique de Noir Désir&amp;nbsp;: tant de bonheur, est-ce possible&amp;nbsp;? Je ne l'ai pas encore acheté, je ne sais pas si c'est à la hauteur de mes espérances....
Dernièrement j'ai repris quelques photos à Brest, pour suivre les traces de son passage...
par exemple sur les murs de la fac du centre-ville&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/BLOAS Fac de lettres centre ville.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/BLOAS Fac de lettres centre ville2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Eté 2008, nous sommes allés voir une expo au phare d'Eckmühl, à Pennmarch, sud Finistère&amp;nbsp;: que de force dans les personnages, souffrance souvent, mais bonheurs aussi... Voilà mon coup de coeur !!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour continuer dans l'art, maintenant ma petite phase &quot;réflexions&quot;. Passionnée, inutile de le rappeler, par les&lt;strong&gt; arts primitifs,&lt;/strong&gt; depuis longtemps je recherchais un livre sur l'origine des pigments utilisés dans les oeuvres, et des &lt;strong&gt;explications sur le choix des couleurs, et leur signification&lt;/strong&gt;. Difficile à trouver... et là je suis tombée sur &quot;Formes et couleurs&quot; éditions du Musée Dapper, 1993. Bien sûr, ce n'est pas un livre qui se lit d'une traite, analyses croisées de la philosophie de l'Art et de l'anthropologie culturelle, autour de la problématique &quot;&lt;strong&gt;reconnus principalement pour la richesse inventive des formes, les arts africains accordent-ils un rôle au jeu des couleurs&lt;/strong&gt; ?&quot;
Je n'en suis qu'au début du livre, mais déjà j'en ai retenu un aspect fondamental&amp;nbsp;: aujourd'hui, quand on utilise une couleur, bleu, orange ou vert, on l'achète parce qu'elle nous plaît, qu'elle rend bien, qu'elle est à la mode,... on achète donc la couleur pour la couleur, ou parce qu'elle nous évoque un objet, ou un lieu en rapport avec la couleur&amp;nbsp;: la mer, une prairie, le soleil,... mais jamais nous utilisons cette couleur pour la matière dont elle est faite. Je ne possède pas le langage des spécialistes, je vais donc citer cette explication p 7 du livre&amp;nbsp;: &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;c'est à travers l'acte de peindre que la couleur est conviée à devenir un signe&amp;nbsp;; son référent est identique à la substance utilisée pour la coloration&quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; . La couleur prend sa signification par rapport à la substance utilisée, et non -ou pas seulement- pour sa nuance chromatique, et par lrapport aux fonctions associées à cette substance, par ce qu'elle véhicule. Je ne sais pas si c'est clair, voici ce qu'en disent les auteurs p 8, en se basant sur des aspects de la culture de Fon du Bénin :&quot; &lt;em&gt;le prêtre d'une divinité ou le devin qui demande pour accomplir un sacrifice du kaolin blanc, de l'argile rouge ou de la suie ne vise nullement à évoquer dans l'esprit de son interlocuteur les concepts de &quot;blanc&quot;, de &quot;rouge&quot; ou de &quot;noir&quot; mais des réalités socioculturelles ayant des fonctions précises dans une vision du monde où la symbolique prend toute son importance. La couleur peut être interprétée aussi sur la base de quelques caractéristiques ou sur la correspondance de certaines qualités du référent. Dans cette perspective, le blanc dans l'art urhobo, prend valeur d'un signe conventionnel qui a pour référent le kaolin.&quot;&lt;/em&gt;
Voilà deux masques de l'ethnie Kongo du Congo/Zaïre présentés p 32 et 33 de l'ouvrage, pour illustrer le propos. Ils sont constitués de bois, pigments, et l'un des deux a également des fibres et de la peau de lézard.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/artprimitif1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;
&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/artprimitif2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A méditer donc... à notre époque où on utilise une couleur pour une autre, répandant sur nos murs des produits chimiques qui polluent notre intérieur comme notre environnement... voilà je termine comme toujours par ma petite sonnette d'alarme écolo&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais je n'en ai pas terminé avec ma petite note écolo, voilà le moment du coup de gueule, ou plutôt des deux coup de gueule.
Je n'ai pas beaucoup parlé de mon séjour en Guyane. Voilà bientôt un an qu'on est partis, et avec le temps les expériences décantent, la réflexion s'aiguise en prenant de la distance avec les événements. Premier coup de gueule d'abord contre&lt;strong&gt; le mépris pour la situation des amérindiens en Guyane.&lt;/strong&gt;Bien sûr Sarkozy est allé à Camopi l'année dernière, a fait mille promesses qu'il ne tiendra pas -et la situation restera la même&amp;nbsp;: rivières polluées, je dirais même &quot;tuées&quot; par les rejets de l'orpaillage, mépris pour la croissance des suicides et morts violentes en pays amérindiens&amp;nbsp;: alcool, drogue, chocs culturels, désoeuvrement, effets contestables du RMI,... mais on s'en fout&amp;nbsp;: mieux vaut continuer à faire des reportages sur les amérindiens du Brésil, plus facile d'aller voir ce qui se passe à côté que de régler la situation dans notre propre pays&amp;nbsp;! Nous avons la chance, le privilège d'avoir dans notre pays, certes en outremer, mais en France tout de même, d'avoir encore plusieurs milliers d'amérindiens, entre 6000 et 9000 (il est difficile d'avoir des chiffres précis), c'est une richesse culturelle immense, et rien n'est fait pour la mettre en valeur.&lt;strong&gt; Y a-t-il une personne référence au gouvernement pour les affaires amérindiennes&lt;/strong&gt; ?? Je ne parle pas d'un Ministère, comme au Brésil, ne rêvons pas... Je vais me renseigner plus avant. Si quelqu'un peut me démentir, j'en serais ravie, mais je doute...
En attendant, voilà une photo aérienne de la rivière Camopi, au sud-est de la Guyane, en face du Brésil.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/guyane riviere camopi.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;c'est frappant, non&amp;nbsp;? d'un côté la rivière claire, propre, de l'autre la bouillasse polluée et dangereuse des rejets de l'orpaillage. Quand on sait que les amérindiens se nourrissent beaucoup de la pêche (en plus du gibier chassé dans les forêts), qu'ils s'y lavent, bref que c'est un élément fondamental de leur quotidien, avez-vous encore envie d'acheter des bijoux en or&amp;nbsp;? quand on voit les trouées faites dans les forêts par les sites d'orpaillage&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/orpaillage.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;quand on sait qu'&lt;strong&gt;orpaillage rime avec clandestins, prostitution, drogue, violence, et épidémies de paludisme&lt;/strong&gt; (contre quoi je rappelle qu'il n'y a aucun vaccin, et qu'i&lt;strong&gt;l n'y a pas qu'en Afrique qu'on meurt de paludisme, mais là aussi on s'en fout du paludisme en Guyane&lt;/strong&gt;, après tout qui y met les pieds&amp;nbsp;? Sarkozy avait pris ses médocs pour 3 jours, il avait d'ailleurs l'air un peu malade, mais revenu à Paris, il a oublié..)
donc &lt;strong&gt;en sachant tout ça, moi j'ai décidé de ne plus acheter d'or&amp;nbsp;: tout comme le diamant, l'or s'extraie de la misère des hommes, de leur exploitation.. je ne vois pas en quoi c'est un matériau noble&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dernier coup de gueule, toujours à props des amérindiens, mais c'est autant valable pour les amérindiens de Guyane que ceux du Brésil, tout comme je pense les amérindiens d'autres pays d'Amérique latine, et d'autres peuples migrants, vivant de part et d'autre de frontières mouvantes et imposées par l'administration, ne signifiant rien d'autre pour eux qu'un fleuve à traverser pour aller à l'abattis (champ cultivé), voir de la famille...
Voilà donc une photo aérienne de Saint- Georges, en dehors du Bourg, là où vivent des petites communautés d'amérindiens, en famille, français ou brésiliens, en tout cas amérindiens. Au premier plan la France, en arrière plan le Brésil.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/st georges.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Brésil à la portée de quelques coups de pagaies ou de moteur. La ville la plus proche, à 10 min en pirogue, Oiapoque, et à 10 heures de bus (au minimum), Macapa, la capitale de l'état de l'Amapa, région Norte. Et entre les deux, des villages amérindiens, souvent protégés par la FUNAI, Fondation brésilienne pour les amérindiens. De chaque côté du fleuve, des Indiens Palikur, et Galibi, entre autres. Aléas économiques, questions familiales,... ils se retrouvent à voyager, migrer, et accoucher de part et d'autre de la frontière. Et les ennuis commencent. Je ne m'étendrai pas sur le sujet, mais de part et d'autre les autorités leur refusent souvent la nationalité, beaucoup se retrouvent sans papier, clandestins (la nécessité de demander des papiers d'identité étant déjà une notion complexe pour eux)... Autre problème: des familles dont les parents sont amérindiens, nés au Brésil, avec tout au mieux une carte de séjour... (encore valable ?) certains de leurs enfants ont eu la chance -je dis ça pour leur avenir, et tous les enjeux que ça représente, comme juste le fait de pouvoir aller à Cayenne, aller au lycée à cayenne-, de naître côté français, et d'autres, peut-être que la mère était partie voir de la famille au Brésil..., sont nés au Brésil. Comment vont-ils faire&amp;nbsp;? &lt;strong&gt;Pourquoi les amérindiens vivant dans cette situation ne bénificient-ils pas d'emblée d'une double nationalité, s'ils la demandent&amp;nbsp;? Brésiliens et français... Car la frontière ne signifie rien pour eux. Et pourquoi est-ce aussi difficile pour eux d'obtenir leurs papiers d'identité, pourquoi sont-ils souvent reçus avec mépris à la préfecture, voire renvoyés tout bonnement chez eux -et ça c'est du vécu- pour une raison obscure, alors qu'ils ont dépensé entre 80 et 100 euros pour le taxi collectif ?&lt;/strong&gt;
C'est comme ça que dans une famille que j'aime particulièrement, dont on voit ici 3 des 5 enfants (je crois qu'il y en a 2 autres plus âgés, et un bébé à naître en mai), Berlindo (surnommé Brasil, ça ne s'invente pas), Anelka plus jeune, et Darlène&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/enfants.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et bien seul Anelka est né en France. Sa petite soeur et sa soeur aînées sont aussi nées en France, mais Berlindo et Darlène sont nés au Brésil... alors qu'ils ne parlent pratiquement brésilien, qu'ils sont élèves en primaire et au collège, français, de Saint Georges, et que Darlène est intelligente, intéressée, et que je ne sais pas quoi faire pour les aider...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà, fantezi est marrante, facétieuse, mais elle sait aussi penser et pousser ses coups de gueule quand il le faut.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;tchau&lt;/p&gt;</content>
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  <title>trip écologico-animiste</title>
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  <issued>2009-02-08T19:18:27+00:00</issued>
  <modified>2009-02-08T19:18:27+00:00</modified>
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  <author><name>fantezi</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>petit billet d'humeur pour reprendre contact, blog engagé aujourdh'ui (un peu enragé aussi)! Renouons nos liens avec la terre, redonnons à notre environnement autre chose qu'une valeur marchande,...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;petit billet d'humeur pour reprendre contact, blog engagé aujourdh'ui (un peu enragé aussi)! Renouons nos liens avec la terre, &lt;strong&gt;redonnons à notre environnement autre chose qu'une valeur marchande&lt;/strong&gt;,  bref ouvrons les yeux, le nez, les oreilles, sentons, écoutons, regardons, bref redevenons des enfants aux sens touzazimut (c'est mignon comme ça je trouve..), c'est vrai que c'est dans l'air du temps, &quot;encore une bobo écolo&quot; dirait-on, mais c'est ce voyage en guyane qui m'a tout bouleversifiée, depuis que j'ai rencontré l'art amérindien, j'ai envie d'être animiste.  Ecolo, je l'ai toujours été, mais animiste, c'est un cheminement qui se fait lentement. Bien sûr, je n'ai rien lu sur le sujet, parce que je suis un peu fâchée avec la littérature sérieuse, et peut-on &quot;avoir envie de devenir&quot; animiste&amp;nbsp;? On l'est ou on ne l'est pas... Athée à la base, c'est un peu étrange de vouloir croire... C'est peut-être plus une attitude en réaction, qu'une croyance profonde, et puis je ne maîtrise pas les tenants et aboutissants de l'animisme, ni ses travers et dérives, comme dans toute croyance, mais &quot;merde&quot;, oui le mot est dit, &lt;strong&gt;on ne voit plus les étoiles dans le ciel la nuit&lt;/strong&gt; (j'ai eu la chance de voir des ciels nocturnes magnifiques, la voie lactée dans sa splendeur, la première fois en arrivant de nuit sur une plage du ceara, au Brésil, ça ne peut s'oublier, et puis en guyane), plus rien n'a de sens ni de lien, paradoxe dans un monde où tout le monde se joint à tout moment, que ça en deviant chiant, mais allez faire un tour sur l'excellent site de l'association APCEN, &lt;strong&gt;association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes&lt;/strong&gt; sur le site http://anpcen.fr, pour prendre conscience de ce que l'on est en train de perdre...
J'ai lu un ouvrage traitant de la cosmologie amérindienne (bas oyapock, brésil-guyane), qui parlait notamment de la position des étoiles dans le ciel avant la saison des pluies, qui retenait toute l'attention de la population car c'est la saison de plantation. On ne regarde plus rien, c'est bientôt le printemps, déjà on entend les oiseaux rechanter dans les jardins...mais qui y prête attention son ipod sur les oreilles&amp;nbsp;? comme tout le monde, j'étais l'autre jour à mon arrêt de bus, écouteurs vissés sur les oreilles, et puis j'ai entendu un oiseau chanter.. et derrière moi, dans un jardin, deux mésanges bleues chantaient, un joli chant un peu rieur qui m'a fait un bien fou avant de prendre le bus, ça m'a redonné le sourire...
bon, j'arrête avant d'être saoûlante, mais comme certains pensent que l'art se doit d'être engagé, et bien &lt;strong&gt;mon combat à moi c'est de faire prendre conscience aux gens qu'il faut renouer avec la terre et notre environnement&lt;/strong&gt;, je ne ferai pas de la philo de comptoir, et puis je ne suis pas une grande discoureuse, je n'aime pas ça, mais mes lectures sur les arts primitifs, ma sensibilité et mon désir de retrouver une place dans la nature, m'ont inspiré cette petite représentation, comme une vision globale de la nature...
&lt;strong&gt;à chacun de l'interpréter, j'espère que cela portera à réfléchir, où que cela insipirera des rêveries...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/cosmologie.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;oh la la que j'ai été sérieuse !!! promis, la tête de vache avance, bientôt un peu de légèreté...&lt;/p&gt;</content>
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  <title>fanTézi, sur les traces de l'art primitif</title>
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  <issued>2008-12-11T12:32:20+00:00</issued>
  <modified>2008-12-11T12:32:20+00:00</modified>
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  <author><name>fantezi</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>ça y est, me revoilà banlieusarde, des souvenirs plein la tête, sans mon atelier de Saint-Georges, mais avec un appartement dont les murs ne demandent qu'à recevoir les peintures les plus...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;ça y est, me revoilà banlieusarde, des souvenirs plein la tête, sans mon atelier de Saint-Georges, mais avec un appartement dont les murs ne demandent qu'à recevoir les peintures les plus fantaisistes, inattendues, exotiques et primitives, bref un appart sans âme qui n'attendait que moi pour vivre un peu... Et tant pis si on déménage dans un an ou deux, on repeindra tout en blanc&amp;nbsp;!
Mais d'abord parlons un peu &lt;strong&gt;d'art primitif...&lt;/strong&gt; Je ne ferai pas de longs discours sur mes sources d'inspiration, mais je dirai juste qu'en découvrant les arts primitifs, que j'avais déjà commencé à découvrir en guyane à travers les banc zoomorphes amérindiens, j'ai vraiment eu un choc artistique, j'ai trouvé ces oeuvres à la fois simples, fortes et brutes, &lt;strong&gt;l'emploi des pigments&lt;/strong&gt; m'a bouleversée et &lt;strong&gt;les motifs géométriques&lt;/strong&gt; dessinés et peints sur les statues, mâts, masques, boucliers... m'ont inspiré, comme l'avaient fait ceux représentés sur les bancs amérindiens. Par-delà leur signification -je ne suis pas chamane, ni amérindienne, papoue, enfin je ne pourrai jamais maîtriser le sens religieux, symbolique et culturel des ces motifs, juste me les approprier, et les retranscrire à mon idée, qui n'est pas celle de leur culture d'origine, j'ai découvert une forme d'expression artistique qui me convient tout simplement. Et ça c'est fantastique&amp;nbsp;! Quant aux pigments, ils sont à la fois plus écologiques que les peintures -même si l'ont doit mettre un liant- ils permettent d'avoir un lien plus fort avec la terre, et par là donnent du sens à l'oeuvre. Je ne maîtrise pas encore tous les emplois des pigments, et je suis preneuse de tout conseil. Pour débuter, j'ai acheté les pigments en pot de chez Leroy Merlin, 7 euros environ le pot.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/pigments.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;j'ai commencé par les couleurs &quot;terre&quot;, j'ai vu qu'il y a aussi du rouge, du vert, et je suppose qu'on peut tout trouver dans des magasins spécialisés, voire piler soi même la terre, ou des pastels comme je l'ai vu sur le site de l' artiste Antoine Vit. Pour la recette, &lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;je mélange les pigments avec un peu d'eau, et j'ajoute du liant&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;. En cherchant sur internet, j'ai opté pour le &quot;liant acrylic binder&quot; de Lefranc et Bourgeois, une dizaine d'euros le pot de 1 litre. En variant les proportions on obtient une texture plus ou moins lisse ou rugueuse. Quand j'ai fini, je recouvre mon pot d'un couvercle ou de papier aluminium, ça se conserve bien une semaine sans sécher. Quand ça devient un peu plus sec, on peu frotter avec un pinceau bien humide, ça permet de déposer comme un &quot;voile &quot; de couleur, léger et un peu translucide, qui fait un bel effet. Mais ce que j'aimerais obtenir, c'est un bel effet poudré, comme dans les oeuvres de Klein, que le pigment ait l'air d'être saupoudré mais qu'en plus il tienne sur le support&amp;nbsp;: mystère !!
Mais tout cela prend de la place, alors comme je n'ai plus d'atelier, c'est dans la cuisine que je fais ma &quot;popote&quot;, ce qui donne ceci, et là c'est bien rangé pour la photo, parce que normalement il y a aussi des pots dans l'évier, parfois même à côté des assiettes, et des pinceaux dans le white spirit aussi, et là c'est mon mari qui crise&amp;nbsp;: au secours, je veux mon évier à moi !!!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/miniatelier.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;puisqu'en arrière plan on découvre ma frise murale, je vais donc commencer par là la visite de l'appart. Donc dans la cuisine, on avait un affreux carrelage bleu&amp;nbsp;: impossible de garder ça&amp;nbsp;! Donc j'ai acheté en magasin de bricolage ( quelle bénédiction ces magasins de bricolage, ma petite folie !) une sous-couche pour carrelage (merci à M6 déco et ses conseils), et après libre cours à toutes les inspirations, on peut mettre ce que l'on veut comme peinture, ça tient. J'ai donc créé cette frise géométrique, en essayant de la rendre &quot;ethnique&quot;...C'est pourquoi j'ai rajouté le bandeau de peinture autour du carrelage, qui finit la frise.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/peinturecuisine.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Continuons la visite... J'ai vu qu'à Paris il y avait des visites d'atelier d'artiste, je vais peut-être faire visiter mon appartement&amp;nbsp;! &quot;Et une petite pièce pour l'artiste, m'ssieurs dames !&quot;
Passons au salon... un petit coin de recueillement d'abord, avec ma déesse de la fertilité burkinabé, dans un écrin de récupération (une cagette récupérée dans les encombrants, c'est trivial, j'adore !), entourée de motifs géométriques peints, et reposant sur des couleurs chaudes, une petite flamme pour ma déesse...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/statue1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et pas très loin de là, afin de cacher le sèche linge déjà planqué derrière l'armoire, un paravent de fortune (j'ai démonté les portes coulissantes d'un placard, ces portes affreuses en métal qui ne tiennent jamais et font un boucan d'enfer), d'abord revêtu d'une sous-couche blanche de base, puis peint avec des pigments...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/peinture paravent.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;continuons dans ces &lt;strong&gt;portes de placard&lt;/strong&gt;, ces abominations, c'est tellement affreux que je mettrais bien 2b 2m et 2n à abbomminnation, c'est encore plus vilain comme ça&amp;nbsp;! Dans le hall d'entrée, j'ai également mis ma patte, quelques symboles mystérieux...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/peinture placard.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et dans le couloir, aussi, mais là ce n'est plus du tout écologique, toutes les peintures nocives y sont passées, même la peinture en spray et la dorure, là j'ai un malus écolo&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/peinture placard2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;mais pour me rattraper, j'ai peint sur la porte du couloir une danseuse en pigments. Certes, au début je l'ai peinte avec mes bonnes peintures acryliques et mes laques, et puis comme je ne trouvais pas que c'était harmonieux avec le reste, je l'ai &quot;adoucie&quot; en la recouvrant de pigments, mais j'ai mélangé des pigments avec de la peinture blanche malgré tout, c'est dur de se débarrasser de ses vieilles habitudes&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/femme1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt; &lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/peinture porte.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;continuons dans le couloir... au fond une petite déco de récup, une pallette trouvée sur le trottoir après le travail, quelle belle étagère pour mes animaux&amp;nbsp;! et un nuage pour abat-jour (2 plaques ajourées pour passer les rouleaux de peinture pliées et liées par du fil de fer, et recouvertes de ouate, pauvres coussins éventrés !)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/couloirdeco.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;on continue dans le couloir, en tournant on aperçoit sur la droite un magnifique bovidé mâle, inspiré d'une sculpture africaine. Un bovidé mâle, oui, vous ne pouvez pas vous tromper...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/bovide.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et là, passons aux WC, ben oui c'est une visite intime de l'appartement, mais non, ce n'est pas glauque&amp;nbsp;! Là c'est la normande qui s'est exprimée, enfin normando-mayennaise, et je rends hommage à nos bovidés à nous, nos belles vaches normandes de nos verts pâturages. Tout est parti du dérouleur à papier toilettes (quelle poésie !!), je ne pouvais pas laisser cette tête toute seule comme ça, il lui fallait un corps, et puis un arbre, et de l'herbe&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/vache1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;mais voilà, il y a eu une catastrophe, j'ai décroché la tête, et je l'ai mal remise sur les chevilles, bref elle est tombée, cassée, et me voilà avec un corps de vache sans tête&amp;nbsp;! Deux solutions&amp;nbsp;: ou je retrouve une tête de vache identique, ou j'en peint une&amp;nbsp;; 3ème solution fanTezi&amp;nbsp;: je lui mets une autre tête&amp;nbsp;! Réponse prochainement...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais redevenons sérieux, et terminons ce long message ce par quoi il a commencé&amp;nbsp;: l'art primitif.
Tout d'abord une petite table dans le salon, inspirée d'un motif de Papouasie-Nouvelle Guinée, la région qui m'inspire le plus...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/tablepeinte.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/table1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et enfin ma dernière oeuvre, tout juste terminée. Inspirée également d'un Tapa (écorce peinte) de Papouasie-Nouvelle Guinée, mais cette fois beaucoup plus retravaillée selon mon inspiration, voici &lt;strong&gt;&quot;Toi et moi&quot;&lt;/strong&gt;, tout dans le symbolisme, je vous laisse l'interpréter...D'abord le modèle, croquis d'après un livre trouvé à la médiathèque du Musée du quai Branly, et après mon interprétation. J'ai utilisé de la peinture blanche, et des pigments&amp;nbsp;: les pigments noirs sont incomparables de densité, plus profonds que la peinture noire mate que l'on trouve dans le commerce, soit dit en passant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/tapamodele.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;/images/fantezi.blogamoi.com/toi et moi.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;et voilà, la visite est terminée, pour le moment...
un petit mot pour finir&amp;nbsp;: lorsque l'on tape &quot;fanTézi&quot; sur google, on tombe direct sur mon adresse, ça c'est super, mais le problème c'est que la phrase d'illustration de mon site, c'est la recette du crapeau séché, et là, ce n'est pas cool du tout&amp;nbsp;! j'imagine la tête des gens qui tombent dessus. Je ne sais pas trop comment faire, mais je vais essayer de changer ça, si quelqu'un sait comment faire, je suis preneuse&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;tchau&lt;/p&gt;</content>
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