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vendredi 15 mai 2009

recherche lieu pour installation artistique...

ça y est, la statue est presque terminée, enfin la statue, je veux dire l'installation plutôt. Car ce qui ne devait être qu'une statue en papier mâché s'est transformé en installation artistique impliquant le public. Son nom ? "Fétiche"... Reste à trouver un lieu pour mon installation. Je recherche un peu tous azimuts, pour cet été, entre juin et août. Dans une forêt, sinon ça n'aurait pas de sens. Et j'ai besoin d'accrocher des panneaux dans des arbres. Comme j'habite dans le Val de Marne, j'ai postulé pour le festival de l'Oh, trop tard, pour la journée "parcs et jardins" du 13 juin, trop tard, je crois qu'en France on est un trop procédurier, genre programmation bloquée 6 mois à l'avance, il vaut mieux être dans les circuits à ce régime, qui laisse peu de place aux initiatives individuelles... Bref comme mon installation se veut écologiquement engagée, j'ai proposé mes services à l'antenne parisienne de Greenpeace, pas de nouvelles, j'ai mis une annonce sur kijiji, et hier je me suis inscrite sur le blog de Planète attitude, accessible à partir du site de WWF, j'ai déjà des remarques, peut-être que je trouverai par ce canal...

Mais passons à l'installation. J'avais préparé un dossier pour le service "accueil et animation dans les parcs" du conseil général, alors comme c'est bien ficelé, voici le détail de l'installation.

« Fétiche » est une installation interactive qui se compose d’une statue centrale en papier mâché de 1,60m de hauteur, émergeant de la terre, et représentant une « femme » allaitant un petit être, mi enfant-mi poisson, faisant corps avec un oiseau qui sort de son cou. Dans le visage de la « femme », une cavité est aménagée pour recevoir les mots d’espoir du public.



Autour du « Fétiche », dans un arbre, sont suspendus deux panneaux de bois léger, de 1,80m de haut : sur l’un sont peints en rouge des mains, sur fond noir, sur l’autre sont collées des photos sur papier, montrant la diversité des problèmes environnementaux, leur impact sur l’homme, la nature et les animaux, et pour conséquence la souffrance des hommes et des animaux.

A côté de la statue est posé un grand carton peint, qui explique au public son rôle dans l’installation : autour du visage reproduit de la statue sont écrits les mots « Avec vos pensées, recouvrez-moi d’espoir ».

Dans un arbre à proximité est installé un dérouleur de papier : le public est invité à déchirer des morceaux de papier, écrire des mots d’espoir (une petite table et des tabourets seront mis à disposition), les plier et les mettre dans le réceptacle aménagé dans le visage du fétiche. Au fur et à mesure de la journée, je collerai ces mots sur le corps de la statue qui, d’abord blanc, se recouvrira de ces mots d’espoir.

La statue est fabriquée à partir de morceaux de bois récupérés, de cartons, et recouverte de morceaux d’annuaires téléphoniques collés avec de la colle à tapisserie. Le visage est réalisé à partir de morceaux de vieux cuirs et de feuilles. Quelques motifs seront sans doute peints, réalisés en pigments (finition de l’œuvre). Je rajoute ici pour le blog que j'ai recouvert le papier mâché d'un gesso, le gesso "aquatec" acheté sur le site de gerstaecker, pour imperméabiliser la papier et permettre une meilleur adhérence de la peinture au cas où je la peigne (j'avais directement appliqué la peinture sur le papier mâché sur la vache dans les toilettes, cela avait fait plein de craquelures : la faute à la peinture ? j'aurais peut-être dû ajouter du liant?).

Pour assurer une cohérence avec le thème de l’installation, le papier utilisé par le public résulte d’une démarche de réconciliation de l’homme avec son environnement : c’est un papier venant du Sri Lanka, produit à partir de bouses d’éléphants et de paille de riz. Les éléphants sauvages autour des villages au Sri Lanka ont été depuis longtemps source de conflits avec les habitants parce qu’ils piétinaient leurs terres. Le projet « Peace paper » est à l’origine de la fabrication de ce papier et a pour objectif de réduire ce conflit en permettant aux populations de vivre des revenus procurés par les éléphants, de changer leur point de vue et leur comportement, et ainsi de concourir à la sauvegarde de l’espèce tout en maintenant une économie locale (voir le site Nature-et-papiers.fr ).

  

Vue partielle de 2 panneaux de bois de 1,80m de hauteur, qui seront fixés à des branches d’arbres. Ils sont très légers (cloisons de fond d’armoire). Le panneau de droite est entièrement recouvert de photos tirées sur papier et d’articles, montrant la diversité des problèmes environnementaux, leur impact sur l’homme, la nature et les animaux, et pour conséquence la souffrance des hommes et des animaux.

Eh bien voilà, il n' y plus qu'à trouver un lieu pour le déroulement de l'installation....je crois que cela va être la prtie la plus difficile !!!

lundi 30 mars 2009

Manifeste pour un mouvement artistique néo-primitif : rejoignez-moi !

NPA ?? Neo Primitive Art ? J’ai bien sûr choisi ce nom par rapport au mouvement de Besancenot, le Nouveau Parti Anticapitaliste. Et finalement, ce n’est pas uniquement pour avoir plus de visibilité sur le web, ils ne sont pas si éloignés l’un de l’autre, comme on le verra, NPA, mouvement artistique contestataire

Ma petite vidéo doit donner un peu le ton. Pour ceux qui débarquent sur mon blog sans passer par la case youtube, cliquez sur le lien "video you tube" écrit à droite sous "Liens". Je félicite et remercie mon frère, infographiste, d’avoir su si bien rendre les idées que je lui avais soumises, avec mes pauvres petits dessins ! Si vous vous retrouvez sur la page de mon blog, c’est que le message vous a interpellé, peut-être désirez-vous partager votre expérience, vos réflexions, vos projets, pour créer un collectif d’artistes réunis autour de cette idée : dans le contexte actuel, contexte écologique, économique et social désastreux, le primitivisme peut être une réponse artistique. Alors je le dis tout de suite, je suis autodidacte, je n’ai pas fait d’école d’art, et mes expos ne dépassent pas le cadre de mon appartement, sauf une sortie exceptionnelle pour le carnaval, ainsi que vous pourrez le voir sur le blog. Je n’ai pas une très grande culture artistique, disons que je m’informe au gré des mes envies. Je ne suis pas très calée en philosophie, même si en écoutant Michel Serres sur radio Nova il y a quelques semaines, je me suis dit que ses réflexions vont dans le sens de ce que je pense rapport à l’environnement notamment. Je ne suis pas engagée politiquement, j’ai mes idées, mais pas de carte, je ne suis pas membre de Greenpeace, je suis juste adhérente à l’ANPCEN, l’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes, et j’ai l’âme profondément écologique. Par contre, j’ai fait des études d’Ethnologie, j’ai donc des connaissances sur les sociétés dites « primitives », j’ai vécu au Brésil et en Guyane, en contact avec les Amérindiens, et je suis urbaniste de formation, alors je suis très sensible à toutes les interventions artistiques en milieu urbain, les interactions de l’art et de l’environnement en général, que ce soit dans l’environnement naturel ou urbain. Et j’ai eu un choc, et un déclic artistique en visitant le Musée des arts premiers du quai Branly pour la première fois. Voilà pour me situer…

Le primitivisme n’est pas une nouveauté. Je n’ai pas lancé cette idée de mouvement « néo-primitiviste » sans m’être renseignée au préalable sur le sujet. Alors il ne s’agit pas de faire une thèse, mais je vais quand même présenter quelques grands axes de ce que le primitivisme a été, pour en mesurer l’héritage, et s’interroger sur ce qu’il peut être aujourd’hui : sachant ce qu’a été le primitivisme, pourquoi s’en inspirer aujourd’hui, et de quelle manière ? Comment s’appuyer sur les Arts premiers pour créer un art qui conteste les dérives de notre société actuelle, qui s’interroge sur de nouveaux besoins de spiritualité, et propose des axes de réflexion, à travers les matières utilisées, le regard porté sur l’environnement,… par exemple. Rapport au sujet, j’ai essentiellement lu __Le primitivisme et l’art moderne, de Colin Rhodes, aux éditions Thames & Hudson, collection L’univers de l’art, 1997.

Je ne sais pas ce qu’il en est du primitivisme et de la création contemporaine. Sans doute serait-il intéressant de chercher justement dans les pays d’où provenait l’art primitif, en Afrique, en Océanie, en Amérique du nord et du sud, et de regarder les créations contemporaines des artistes de ces pays.__

Qu’est-ce que le primitivisme, si l’on se réfère au livre Le primitivisme et l’art moderne, de Colin Rhodes ? (je n’ai pas encore lu le livre en entier, voilà ce que j’en ai déjà retenu). Il s’agit d’un ensemble d’idées apparu en Europe occidentale au 18ème siècle, qui coïncide avec le début de la grande période d’expansion coloniale européenne. Celui qu’on nommait le « primitif », ou plutôt à l’époque le « sauvage », se trouvait en Afrique centrale et australe, aux Amériques et en Océanie. En Occident aussi on avait nos « primitifs » que sont les populations paysannes, les enfants et les fous. A ne pas confondre avec ce que l’on appelle en Histoire de l’art, les « primitifs », artistes traditionnellement considérés comme les précurseurs d’un nouvel art, provoquant une rupture avec la tradition passée et jetant les bases sur lesquelles une nouvelle tradition pouvait se construire, par exemple les premiers maîtres italiens d’avant-garde, les « primitifs italiens » du 13 ème au 16 ème siècle. Le terme « primitivisme » rassemble des réactions d’artistes aux idées sur le primitif, des années 1890 aux années 1940. Certains artistes se sont plus rapprochés des arts tribaux (les masques et les figurines ouest africaines, principalement de Côte- d’ivoire, du Gabon et du Congo, furent sans doute les sources d’influence les plus courantes dans les cercles artistiques parisiens durant les années qui précédèrent 1918), d’autres plus du mode de vie et d’expression des populations paysannes (notamment à Pont-Aven en Bretagne), ou des travaux des enfants, ou de ceux des fous. Un grand nombre de ces artistes venait de France, d’Allemagne et de Russie. Pêle-mêle, je citerai entre autres, sans aucun classement, Paul Gauguin, Karel Appel, Constantin Brancusi, Jean Dubuffet, Wassily Kandinsky, Paul Klee, Ernst Ludwig Kirchner, Pablo Picasso, Hans Arp, Max Ernst, … Le terme « néo-primitivisme » a déjà été employé, en Russie : fin 1909, une école néo-primitive dirigée par Larionov et sa compagne Gontcharova, avait émergé à Moscou, tournés vers les icônes, les plateaux et les panneaux d’orient, s’inspirant des traditions populaires et religieuses indigènes des populations paysannes de leur pays.

En quoi les primitifs ont-ils influencé ces artistes ? Il y a d’abord eu une influence formelle de l’art primitif sur la peinture et la sculpture modernes, notamment des emprunts formels à la sculpture africaine. Et aussi un intérêt pour l’ « esprit primitif », en particulier chez les dadaïstes et les surréalistes, marqué par des tentatives d’accès à des modes de pensée et de vision considérés comme plus fondamentaux. En effet, on considérait que le primitif était toujours plus instinctif, moins limité par les conventions artistiques et l’histoire, et plus proches des aspects fondamentaux de l’existence humaine. Le primitiviste se servait de ces idées pour contester ou subvertir sa propre culture, dans son ensemble ou dans certains de ses aspects. Les écrivains américains Arthur Lovejoy et George Boas, dans le livre Primitivism and Related ideas in Antiquity (1935) définissent le « primitivisme culturel » comme « le mécontentement du civilisé face à la civilisation ou face à un des ses aspects manifeste et caractéristique ». L’attirance du primitivisme pour l’enfance permet également d’exprimer le mécontentement par rapport à la société. On parlait donc d’une « pensée primitive », partant du principe que le primitif était une catégorie reconnaissable, unis par une organisation sociale et/ou un état psychologique communs. Claude Lévi-Strauss plaça la pensée primitive au même niveau que celle des peuples civilisés en termes qualitatifs, mais réaffirma l’idée d’un « esprit sauvage », distinct et différent, la pensée sauvage. En revanche, Darwin, dans son ouvrage La descendance de l’homme (1871) fut clair sur un statut évolutionniste – perçu comme inférieur - du sauvage, situant ce dernier au début du développement social, culturel et psychologique de l’humanité… Le « primitif » fut selon moi au centre de courants de pensée contestables et dangereux, du darwinisme social, qui tenderait à prouver que l’Occident a produit l’exemple d’humanité le plus élevé, aux dérives de sentiment national, s’appuyant sur la sur-valorisation des « primitifs » de l’intérieur, dans la période de montée du fascisme des années 30… Attention donc…

Pour terminer ce petit résumé, voici quelques exemples d’œuvres primitivistes. Artistiquement parlant, je suis plus attirée par l’influence de l’art primitif (dans le sens « art tribal ») sur la sculpture, et le travail du bois, que sur la peinture sur toile. Voilà pourquoi j’ai choisi les trois œuvres suivantes, c’est un parti pris tout à fait personnel et discutable.

Max Ernst, Moonmad, 1944

Jacques Lipchitz, Figure, 1926-1930

Karel Appel, Les enfants interrogateurs, 1949

Le commentaire qui en est fait dans Le primitivisme et l’art moderne, de Colin Rhodes résume bien les raisons pour lesquelles je cherche à m’inspirer des primitivistes : « Les simplifications formelles apportées à la silhouette humaine dans les sculptures d’Ernst, de Lipchitz, et de Moore font partie de leur tentative de dépouiller les objets des couches de complexité dont la civilisation a doté la perception des Européens modernes, et de mettre à jour des vérités primitives plus profondes. Ces œuvres ont en commun le désir de présenter ce que Jung appelait __des images archétypales, compréhensibles pour la plupart, indifféremment de la race ou de l’histoire__ ».

Voilà pour ce qui est du primitivisme et de l’art moderne. Et aujourd’hui ? En faisant quelques recherches sur le sujet, je suis tombée sur des articles concernant le « mouvement néo-tribal », prônant semble-t-il un mode de vie basé sur celui des tribus, et sur la pensée anarcho-primitiviste de John Zerzan, critiquant la civilisation comme oppressante, et défendant des modes de vie plus libres de sociétés dites primitives, mode de vie idéal de l’état sauvage… Ouh la la, loin de moi cette idée ! J’ai fait de l’Ethnologie, et selon moi le mode de vie de ces sociétés est loin d’être idéal ! Régi tout de même par des conventions et des codes très stricts, souvent un cloisonnement des activités hommes/femmes, je ne m’avancerai pas plus, je ne tiendrai pas des propos réducteurs, mais mon idée ne va pas dans ce sens-là en tout cas. J’ai également trouvé un site présentant un « mouvement idéo-réaliste », rencontre entre art tribal (aborigène et papou) et contemporain, cherchant à « plonger aux sources même de l’art primitif en réconciliant le beau et le sacré », et dont la galerie est à… Pont-Aven, tiens ! A contacter peut-être… Ma réflexion dans le domaine est récente, et donc pas encore aboutie. Ce que je retiens surtout des arts primitifs, que l’on qualifie aujourd’hui d’ « arts premiers », c’est un rapport privilégié à l’environnement, qui fait cruellement défaut actuellement, et qui va nous conduire à une impasse d’ici peu… Renouer ce rapport peut passer par les matériaux utilisés (pigments, terre, peintures non polluantes…), le recours aux matériaux de récupération, les thèmes évoqués,…La recherche d’une spiritualité, indépendamment des différents courants religieux, sans dogme, mais respectueuse de l’homme et de l’environnement. Redonner peut-être un peu de « magie » à notre quotidien. Et un refus du « tout-consommation », pour se recentrer sur des éléments plus essentiels…

Dans la forme, moi je suis plus tournée vers les sculptures en papier mâché. Mais cela peut passer par la peinture, ou encore la musique, ou d’autres formes d’art auxquelles je ne pense pas.

Sur le mode d’intervention artistique, je trouverais intéressant de faire interagir le public, dans un environnement urbain par exemple… L’art primitif était présent dans les fêtes, les rites, et dans le quotidien des gens : de même j’aimerais m’inscrire dans les espaces de vie quotidienne, et non pas exposer dans des lieux clos, réservés à l’art. Qu’il y ait une appropriation des objets artistiques, par les gens ou les éléments naturels. Vaste programme...

Je terminerai mon message par ces quelques phrases de Picasso qu’il formula en 1907, lors de sa découverte de l’art africain au Musée du Trocadéro, découvrant « ces masques, tous ces objets que des hommes avaient exécutés dans un dessein sacré, magique, pour qu’ils servent d’intermédiaire entre eux et les forces inconnues, hostiles, qui les entouraient, tâchant ainsi de surmonter leur frayeur en leur donnant couleur et forme. Et alors j’ai compris que c’était le sens même de la peinture. Ce n’est pas un processus esthétique ; c’est une forme de magie qui s’interpose entre l’univers hostile et nous, une façon de saisir le pouvoir, en imposant une forme à nos terreurs comme à nos désirs. Le jour où je compris cela, je sus que j’avais trouvé mon chemin ».

Peut-être un peu simpliste pour l’instant, pleine de bons sentiments et de candeur, ma démarche ne peut se conduire seule en tout cas…Alors n’hésitez pas à me laisser vos messages, vos remarques... Si vous me laissez un commentaire, mettez bien une adresse email où je peux vous joindre, pas juste un raccourci vers votre site personnel, car je reste souvent bloquée à la page d’accueil de l’hébergeur, et je ne peux pas donner de suite. Vous pouvez également m’écrire directement à l’adresse suivante : fantezi.creation@gmail.com : cliquez sur le lien "contactez-moi" en haut à droite de la page, rubrique "Liens".

à bientôt !!!!!!!!

mardi 10 mars 2009

le retour du papier mâché

je me suis remise au papier mâché, et ça fait du bien ! retrouver les sensations du grillage, que l'on modèle, que l'on triture, et les doigts dans le seau de colle à papier ! Il fallait d'abord que je redonne une tête à ma vache décapitée, et puis après, suivant l'inspiration... Mais premier objectif : trouver du grillage. Et cela s'est avéré plus difficile que je le pensais. En Guyane, je trouvais du grillage facilement, au mètre et pas trop cher : j'ai un peu oublié les dimensions et les prix, ce devait être de la maille 10 mm ou un peu plus petit, et par 1m de large, très pratique pour le géant. Mais en métropole, ce n'est pas aussi facile... J'ai d'abord été en magasin de bricolage, mais là je n'ai trouvé que du grillage en rouleau, au rayon jardinerie, la maille trop large, trop rigide, ou bien trop petite et du coup trop flexible, un grillage mou, et le prix ! Car il ne faut pas que la maille soit trop large, sinon le papier n'adhère pas bien, vu que la surface d'adhérence est moindre, et il faut pouvoir modeler le grillage, mais qu'il tienne une fois modelé. J'ai pensé qu'à la campagne je trouverais plus facilement du grillage, vu que les besoins semblent plus évidents. Mais pas question de prendre du grillage à poule, la maille est trop large. Je suis donc allée chez ma grand-mère, en Mayenne, et là, chez "le gars Pouit", j'ai trouvé du grillage de la marque Bekaert, maille 13 mm, vendu au mètre ou en rouleau, largeur 50 cm, diamètre du fil 0,65 mm. J'ai acheté un rouleau de 10m à 27 euros, soit 2,70m le mètre, je n'ai pas trouvé moins cher : si quelqu'un connaît des bonnes adresses pour le grillage, je suis preneuse !

Rouleau de grillage sous le bras, vieux journaux, colle à tapisserie : me revoilà dans le papier mâché. En direct (ou presque) du Salon de l'agriculture, je vous présente donc ma belle normande (il faudra faire quelques retouches maquillage je pense)

allez, encore une photo pour la lauréate de la catégorie "j'ai une vache dans mon appartement, que puis-je en faire ?"

Mais ceci n'était qu'une mise en bouche, histoire de se dérouiller un peu avant Le projet. Oui, j'avais promis : fini l'atelier dans le salon, terminés les bouts de grillage, le fil de fer, les cartons par terre, on aura un vrai salon, fréquentable... Ben ouais, mais il y avait cette lampe, qui ne servait à rien depuis l'emménagement, une lampe de rien du tout (Ikéa, 5 euros)

et puis une idée, une femme, maternelle, qui allaiterait la nature, la prendrait sur son sein, et dont le visage se confondrait avec celui d'un oiseau... Donc un premier croquis...

Et du croquis à la réalisation...me voilà relancée dans ces projets qui me donnent des ailes ! plus modeste que le géant, la lampe mesure 1,75m de haut. Vu le prix du grillage, j'ai commencé cette fois-ci avec plus de carton, et après le grillage. Donc d'abord l'ossature (cette fois-ci j'ai un peu plus réfléchi à l'ossature avant de me lancer)

Pour les proportions du corps, je n'ai pas cherché comme le géant à reproduire les proportions rélles du corps humain, c'est-à-dire, si j'en crois les mensurations de mon mari : tête 1/7, buste 2/7, jambes 4/7 (il fait 1,80m, j'ai rapporté à 1,75m, c'est pratique ça fait des "tranches de 25 cm ! un vrai mannequin !); mais, m'inspirant des statues africaines, un buste beaucoup plus grand, et réduire sur les jambes.

Une disproportion pour donner du caractère à ma femme, une posture aussi. Et la posture s'est faite d'elle-même, en mettant du poids dans la construction, elle s'est penchée sur l'avant, d'ailleurs il va falloir que je surveille ce déséquilibre, il faut quand même éviter qu'elle tombe ! Et j'ai essayé de lui donner une cambrure aussi. Et la poitrine, qu'est-ce que j'ai eu du mal à lui donner un aspect convenable ! Je ne sais pas si les hommes sont plus inspirés pour cela, mais moi, une femme, entre la forme des seins, la hauteur sur torse, bouh, ça a été laborieux !

Le problème avec le papier mâché, c'est que c'est vraiment très vilain lors de la construction ! On dirait une pub pour une marque de scotch (d'ailleurs ce n'est pas très écolo cet usage intensif du scotch). Mais je trouve que les artistes devraient plus montrer les étapes de leur travail, je trouve cela instructif... Une dernière photo encore, mais là c'est pour montrer ma toute nouvelle combinaison de travail, je suis trop fière ! Elle fait un peu neuve, cela manque de traces de peinture, mais je suis contente d'avoir finalement trouvé une combinaison à ma taille, parce lorsqu'on est une femme de 1,68m (je ne donnerai pas le reste de mes mensurations, non non, laissons un peu de mystère..), et bien ce n'est pas facile. Je n'ai pas trouvé de combinaison pour femme sur internet (en magasin de bricolage ne n'est même pas la peine, c'est taille bûcheron !), alors finalement sur le site de Biomidi, une entreprise de Toulouse, j'ai trouvé une combinaison taille 0, marque Adolphe Laffont, 41 euros...

oh la belle bleue !!!

lundi 23 février 2009

Paul Bloas, origine des couleurs, et amérindiens : parlons enfin d'autre chose que de soi !

Aujourd'hui pas question de mes oeuvres, mais plutôt de mes coups de coeur, mes réflexions et mes coups de gueule.

D'abord le coup de coeur : le peintre brestois Paul Bloas. Je ne vais pas en faire une biographie, il a un site officiel pour cela. C'est mon mari (qui ne l'était pas alors) qui me l'a fait découvrir en 1998, quand j'étais étudiante en Ethnologie à la Faculté de Brest. Il m'a dit "viens voir, j'ai une suprise pour toi!", et on est allés voir sur un parking un peu à l'écart les peintures murales de Paul Bloas. Et plus tard, dans nos pérégrinations citadines, on en a découvert d'autres. Voici quelques photos de 1998

Pour ceux qui connaissent Brest -qui est une ville formidable magré ses allures de ville reconstruite style stalinien- Paul Bloas a réalisé la grande fresque sur la façade du Grand large, sur le port de commerce.

Alors étudiants tous les deux en Ethnologie, on était allés le voir pour un entretien pour notre revue associative de la fac. Sa démarche d'inscription dans l'espace urbain nous intéressait. Son "captage" de l'histoire et de l'ambiance des lieux, qui donne naissance à ses grands personnages peints sur papier et collés sur les murs, à la portée des éléments naturels et des réactions des passants me passionnait, et me passionne toujours. Donc nous sommes allés le voir dans son atelier brestois.

De cet interview il nous est resté un enregistrement sur magnétophone, jamais retranscrit, mais conservé précieusement, et cette phrase qui m'est toujours restée : " Quand on aime une ville, on n'aime pas la ville pour ce qu'elle est, on aime les villes pour les gens qu'on y rencontre". C'est tellement vrai ! Paul Bloas a peint sur les murs de la prison de Pontaniou, à Brest, avant sa fermeture : peintures poignantes dans un livre qui reprend ses expériences à Berlin-Belgrade-Budapest- Brest, "La réussite de Boris", 1993, aux éditions Dialogues. Entre 1998 et 2003, il s'est rendu à Madagascar, expérience reprise je crois dans un DVD avec en fonds sonore des musique de Noir Désir : tant de bonheur, est-ce possible ? Je ne l'ai pas encore acheté, je ne sais pas si c'est à la hauteur de mes espérances.... Dernièrement j'ai repris quelques photos à Brest, pour suivre les traces de son passage... par exemple sur les murs de la fac du centre-ville

Eté 2008, nous sommes allés voir une expo au phare d'Eckmühl, à Pennmarch, sud Finistère : que de force dans les personnages, souffrance souvent, mais bonheurs aussi... Voilà mon coup de coeur !!

Pour continuer dans l'art, maintenant ma petite phase "réflexions". Passionnée, inutile de le rappeler, par les arts primitifs, depuis longtemps je recherchais un livre sur l'origine des pigments utilisés dans les oeuvres, et des explications sur le choix des couleurs, et leur signification. Difficile à trouver... et là je suis tombée sur "Formes et couleurs" éditions du Musée Dapper, 1993. Bien sûr, ce n'est pas un livre qui se lit d'une traite, analyses croisées de la philosophie de l'Art et de l'anthropologie culturelle, autour de la problématique "reconnus principalement pour la richesse inventive des formes, les arts africains accordent-ils un rôle au jeu des couleurs ?" Je n'en suis qu'au début du livre, mais déjà j'en ai retenu un aspect fondamental : aujourd'hui, quand on utilise une couleur, bleu, orange ou vert, on l'achète parce qu'elle nous plaît, qu'elle rend bien, qu'elle est à la mode,... on achète donc la couleur pour la couleur, ou parce qu'elle nous évoque un objet, ou un lieu en rapport avec la couleur : la mer, une prairie, le soleil,... mais jamais nous utilisons cette couleur pour la matière dont elle est faite. Je ne possède pas le langage des spécialistes, je vais donc citer cette explication p 7 du livre : "c'est à travers l'acte de peindre que la couleur est conviée à devenir un signe ; son référent est identique à la substance utilisée pour la coloration" . La couleur prend sa signification par rapport à la substance utilisée, et non -ou pas seulement- pour sa nuance chromatique, et par lrapport aux fonctions associées à cette substance, par ce qu'elle véhicule. Je ne sais pas si c'est clair, voici ce qu'en disent les auteurs p 8, en se basant sur des aspects de la culture de Fon du Bénin :" le prêtre d'une divinité ou le devin qui demande pour accomplir un sacrifice du kaolin blanc, de l'argile rouge ou de la suie ne vise nullement à évoquer dans l'esprit de son interlocuteur les concepts de "blanc", de "rouge" ou de "noir" mais des réalités socioculturelles ayant des fonctions précises dans une vision du monde où la symbolique prend toute son importance. La couleur peut être interprétée aussi sur la base de quelques caractéristiques ou sur la correspondance de certaines qualités du référent. Dans cette perspective, le blanc dans l'art urhobo, prend valeur d'un signe conventionnel qui a pour référent le kaolin." Voilà deux masques de l'ethnie Kongo du Congo/Zaïre présentés p 32 et 33 de l'ouvrage, pour illustrer le propos. Ils sont constitués de bois, pigments, et l'un des deux a également des fibres et de la peau de lézard.

A méditer donc... à notre époque où on utilise une couleur pour une autre, répandant sur nos murs des produits chimiques qui polluent notre intérieur comme notre environnement... voilà je termine comme toujours par ma petite sonnette d'alarme écolo !

Mais je n'en ai pas terminé avec ma petite note écolo, voilà le moment du coup de gueule, ou plutôt des deux coup de gueule. Je n'ai pas beaucoup parlé de mon séjour en Guyane. Voilà bientôt un an qu'on est partis, et avec le temps les expériences décantent, la réflexion s'aiguise en prenant de la distance avec les événements. Premier coup de gueule d'abord contre le mépris pour la situation des amérindiens en Guyane.Bien sûr Sarkozy est allé à Camopi l'année dernière, a fait mille promesses qu'il ne tiendra pas -et la situation restera la même : rivières polluées, je dirais même "tuées" par les rejets de l'orpaillage, mépris pour la croissance des suicides et morts violentes en pays amérindiens : alcool, drogue, chocs culturels, désoeuvrement, effets contestables du RMI,... mais on s'en fout : mieux vaut continuer à faire des reportages sur les amérindiens du Brésil, plus facile d'aller voir ce qui se passe à côté que de régler la situation dans notre propre pays ! Nous avons la chance, le privilège d'avoir dans notre pays, certes en outremer, mais en France tout de même, d'avoir encore plusieurs milliers d'amérindiens, entre 6000 et 9000 (il est difficile d'avoir des chiffres précis), c'est une richesse culturelle immense, et rien n'est fait pour la mettre en valeur. Y a-t-il une personne référence au gouvernement pour les affaires amérindiennes ?? Je ne parle pas d'un Ministère, comme au Brésil, ne rêvons pas... Je vais me renseigner plus avant. Si quelqu'un peut me démentir, j'en serais ravie, mais je doute... En attendant, voilà une photo aérienne de la rivière Camopi, au sud-est de la Guyane, en face du Brésil.

c'est frappant, non ? d'un côté la rivière claire, propre, de l'autre la bouillasse polluée et dangereuse des rejets de l'orpaillage. Quand on sait que les amérindiens se nourrissent beaucoup de la pêche (en plus du gibier chassé dans les forêts), qu'ils s'y lavent, bref que c'est un élément fondamental de leur quotidien, avez-vous encore envie d'acheter des bijoux en or ? quand on voit les trouées faites dans les forêts par les sites d'orpaillage

quand on sait qu'orpaillage rime avec clandestins, prostitution, drogue, violence, et épidémies de paludisme (contre quoi je rappelle qu'il n'y a aucun vaccin, et qu'il n'y a pas qu'en Afrique qu'on meurt de paludisme, mais là aussi on s'en fout du paludisme en Guyane, après tout qui y met les pieds ? Sarkozy avait pris ses médocs pour 3 jours, il avait d'ailleurs l'air un peu malade, mais revenu à Paris, il a oublié..) donc en sachant tout ça, moi j'ai décidé de ne plus acheter d'or : tout comme le diamant, l'or s'extraie de la misère des hommes, de leur exploitation.. je ne vois pas en quoi c'est un matériau noble ?

Dernier coup de gueule, toujours à props des amérindiens, mais c'est autant valable pour les amérindiens de Guyane que ceux du Brésil, tout comme je pense les amérindiens d'autres pays d'Amérique latine, et d'autres peuples migrants, vivant de part et d'autre de frontières mouvantes et imposées par l'administration, ne signifiant rien d'autre pour eux qu'un fleuve à traverser pour aller à l'abattis (champ cultivé), voir de la famille... Voilà donc une photo aérienne de Saint- Georges, en dehors du Bourg, là où vivent des petites communautés d'amérindiens, en famille, français ou brésiliens, en tout cas amérindiens. Au premier plan la France, en arrière plan le Brésil.

Le Brésil à la portée de quelques coups de pagaies ou de moteur. La ville la plus proche, à 10 min en pirogue, Oiapoque, et à 10 heures de bus (au minimum), Macapa, la capitale de l'état de l'Amapa, région Norte. Et entre les deux, des villages amérindiens, souvent protégés par la FUNAI, Fondation brésilienne pour les amérindiens. De chaque côté du fleuve, des Indiens Palikur, et Galibi, entre autres. Aléas économiques, questions familiales,... ils se retrouvent à voyager, migrer, et accoucher de part et d'autre de la frontière. Et les ennuis commencent. Je ne m'étendrai pas sur le sujet, mais de part et d'autre les autorités leur refusent souvent la nationalité, beaucoup se retrouvent sans papier, clandestins (la nécessité de demander des papiers d'identité étant déjà une notion complexe pour eux)... Autre problème: des familles dont les parents sont amérindiens, nés au Brésil, avec tout au mieux une carte de séjour... (encore valable ?) certains de leurs enfants ont eu la chance -je dis ça pour leur avenir, et tous les enjeux que ça représente, comme juste le fait de pouvoir aller à Cayenne, aller au lycée à cayenne-, de naître côté français, et d'autres, peut-être que la mère était partie voir de la famille au Brésil..., sont nés au Brésil. Comment vont-ils faire ? Pourquoi les amérindiens vivant dans cette situation ne bénificient-ils pas d'emblée d'une double nationalité, s'ils la demandent ? Brésiliens et français... Car la frontière ne signifie rien pour eux. Et pourquoi est-ce aussi difficile pour eux d'obtenir leurs papiers d'identité, pourquoi sont-ils souvent reçus avec mépris à la préfecture, voire renvoyés tout bonnement chez eux -et ça c'est du vécu- pour une raison obscure, alors qu'ils ont dépensé entre 80 et 100 euros pour le taxi collectif ? C'est comme ça que dans une famille que j'aime particulièrement, dont on voit ici 3 des 5 enfants (je crois qu'il y en a 2 autres plus âgés, et un bébé à naître en mai), Berlindo (surnommé Brasil, ça ne s'invente pas), Anelka plus jeune, et Darlène

et bien seul Anelka est né en France. Sa petite soeur et sa soeur aînées sont aussi nées en France, mais Berlindo et Darlène sont nés au Brésil... alors qu'ils ne parlent pratiquement brésilien, qu'ils sont élèves en primaire et au collège, français, de Saint Georges, et que Darlène est intelligente, intéressée, et que je ne sais pas quoi faire pour les aider...

Voilà, fantezi est marrante, facétieuse, mais elle sait aussi penser et pousser ses coups de gueule quand il le faut.

tchau

dimanche 8 février 2009

trip écologico-animiste

petit billet d'humeur pour reprendre contact, blog engagé aujourdh'ui (un peu enragé aussi)! Renouons nos liens avec la terre, redonnons à notre environnement autre chose qu'une valeur marchande, bref ouvrons les yeux, le nez, les oreilles, sentons, écoutons, regardons, bref redevenons des enfants aux sens touzazimut (c'est mignon comme ça je trouve..), c'est vrai que c'est dans l'air du temps, "encore une bobo écolo" dirait-on, mais c'est ce voyage en guyane qui m'a tout bouleversifiée, depuis que j'ai rencontré l'art amérindien, j'ai envie d'être animiste. Ecolo, je l'ai toujours été, mais animiste, c'est un cheminement qui se fait lentement. Bien sûr, je n'ai rien lu sur le sujet, parce que je suis un peu fâchée avec la littérature sérieuse, et peut-on "avoir envie de devenir" animiste ? On l'est ou on ne l'est pas... Athée à la base, c'est un peu étrange de vouloir croire... C'est peut-être plus une attitude en réaction, qu'une croyance profonde, et puis je ne maîtrise pas les tenants et aboutissants de l'animisme, ni ses travers et dérives, comme dans toute croyance, mais "merde", oui le mot est dit, on ne voit plus les étoiles dans le ciel la nuit (j'ai eu la chance de voir des ciels nocturnes magnifiques, la voie lactée dans sa splendeur, la première fois en arrivant de nuit sur une plage du ceara, au Brésil, ça ne peut s'oublier, et puis en guyane), plus rien n'a de sens ni de lien, paradoxe dans un monde où tout le monde se joint à tout moment, que ça en deviant chiant, mais allez faire un tour sur l'excellent site de l'association APCEN, association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes sur le site http://anpcen.fr, pour prendre conscience de ce que l'on est en train de perdre... J'ai lu un ouvrage traitant de la cosmologie amérindienne (bas oyapock, brésil-guyane), qui parlait notamment de la position des étoiles dans le ciel avant la saison des pluies, qui retenait toute l'attention de la population car c'est la saison de plantation. On ne regarde plus rien, c'est bientôt le printemps, déjà on entend les oiseaux rechanter dans les jardins...mais qui y prête attention son ipod sur les oreilles ? comme tout le monde, j'étais l'autre jour à mon arrêt de bus, écouteurs vissés sur les oreilles, et puis j'ai entendu un oiseau chanter.. et derrière moi, dans un jardin, deux mésanges bleues chantaient, un joli chant un peu rieur qui m'a fait un bien fou avant de prendre le bus, ça m'a redonné le sourire... bon, j'arrête avant d'être saoûlante, mais comme certains pensent que l'art se doit d'être engagé, et bien mon combat à moi c'est de faire prendre conscience aux gens qu'il faut renouer avec la terre et notre environnement, je ne ferai pas de la philo de comptoir, et puis je ne suis pas une grande discoureuse, je n'aime pas ça, mais mes lectures sur les arts primitifs, ma sensibilité et mon désir de retrouver une place dans la nature, m'ont inspiré cette petite représentation, comme une vision globale de la nature... à chacun de l'interpréter, j'espère que cela portera à réfléchir, où que cela insipirera des rêveries...

oh la la que j'ai été sérieuse !!! promis, la tête de vache avance, bientôt un peu de légèreté...

jeudi 11 décembre 2008

fanTézi, sur les traces de l'art primitif

ça y est, me revoilà banlieusarde, des souvenirs plein la tête, sans mon atelier de Saint-Georges, mais avec un appartement dont les murs ne demandent qu'à recevoir les peintures les plus fantaisistes, inattendues, exotiques et primitives, bref un appart sans âme qui n'attendait que moi pour vivre un peu... Et tant pis si on déménage dans un an ou deux, on repeindra tout en blanc ! Mais d'abord parlons un peu d'art primitif... Je ne ferai pas de longs discours sur mes sources d'inspiration, mais je dirai juste qu'en découvrant les arts primitifs, que j'avais déjà commencé à découvrir en guyane à travers les banc zoomorphes amérindiens, j'ai vraiment eu un choc artistique, j'ai trouvé ces oeuvres à la fois simples, fortes et brutes, l'emploi des pigments m'a bouleversée et les motifs géométriques dessinés et peints sur les statues, mâts, masques, boucliers... m'ont inspiré, comme l'avaient fait ceux représentés sur les bancs amérindiens. Par-delà leur signification -je ne suis pas chamane, ni amérindienne, papoue, enfin je ne pourrai jamais maîtriser le sens religieux, symbolique et culturel des ces motifs, juste me les approprier, et les retranscrire à mon idée, qui n'est pas celle de leur culture d'origine, j'ai découvert une forme d'expression artistique qui me convient tout simplement. Et ça c'est fantastique ! Quant aux pigments, ils sont à la fois plus écologiques que les peintures -même si l'ont doit mettre un liant- ils permettent d'avoir un lien plus fort avec la terre, et par là donnent du sens à l'oeuvre. Je ne maîtrise pas encore tous les emplois des pigments, et je suis preneuse de tout conseil. Pour débuter, j'ai acheté les pigments en pot de chez Leroy Merlin, 7 euros environ le pot.

j'ai commencé par les couleurs "terre", j'ai vu qu'il y a aussi du rouge, du vert, et je suppose qu'on peut tout trouver dans des magasins spécialisés, voire piler soi même la terre, ou des pastels comme je l'ai vu sur le site de l' artiste Antoine Vit. Pour la recette, je mélange les pigments avec un peu d'eau, et j'ajoute du liant. En cherchant sur internet, j'ai opté pour le "liant acrylic binder" de Lefranc et Bourgeois, une dizaine d'euros le pot de 1 litre. En variant les proportions on obtient une texture plus ou moins lisse ou rugueuse. Quand j'ai fini, je recouvre mon pot d'un couvercle ou de papier aluminium, ça se conserve bien une semaine sans sécher. Quand ça devient un peu plus sec, on peu frotter avec un pinceau bien humide, ça permet de déposer comme un "voile " de couleur, léger et un peu translucide, qui fait un bel effet. Mais ce que j'aimerais obtenir, c'est un bel effet poudré, comme dans les oeuvres de Klein, que le pigment ait l'air d'être saupoudré mais qu'en plus il tienne sur le support : mystère !! Mais tout cela prend de la place, alors comme je n'ai plus d'atelier, c'est dans la cuisine que je fais ma "popote", ce qui donne ceci, et là c'est bien rangé pour la photo, parce que normalement il y a aussi des pots dans l'évier, parfois même à côté des assiettes, et des pinceaux dans le white spirit aussi, et là c'est mon mari qui crise : au secours, je veux mon évier à moi !!!

puisqu'en arrière plan on découvre ma frise murale, je vais donc commencer par là la visite de l'appart. Donc dans la cuisine, on avait un affreux carrelage bleu : impossible de garder ça ! Donc j'ai acheté en magasin de bricolage ( quelle bénédiction ces magasins de bricolage, ma petite folie !) une sous-couche pour carrelage (merci à M6 déco et ses conseils), et après libre cours à toutes les inspirations, on peut mettre ce que l'on veut comme peinture, ça tient. J'ai donc créé cette frise géométrique, en essayant de la rendre "ethnique"...C'est pourquoi j'ai rajouté le bandeau de peinture autour du carrelage, qui finit la frise.

Continuons la visite... J'ai vu qu'à Paris il y avait des visites d'atelier d'artiste, je vais peut-être faire visiter mon appartement ! "Et une petite pièce pour l'artiste, m'ssieurs dames !" Passons au salon... un petit coin de recueillement d'abord, avec ma déesse de la fertilité burkinabé, dans un écrin de récupération (une cagette récupérée dans les encombrants, c'est trivial, j'adore !), entourée de motifs géométriques peints, et reposant sur des couleurs chaudes, une petite flamme pour ma déesse...

Et pas très loin de là, afin de cacher le sèche linge déjà planqué derrière l'armoire, un paravent de fortune (j'ai démonté les portes coulissantes d'un placard, ces portes affreuses en métal qui ne tiennent jamais et font un boucan d'enfer), d'abord revêtu d'une sous-couche blanche de base, puis peint avec des pigments...

continuons dans ces portes de placard, ces abominations, c'est tellement affreux que je mettrais bien 2b 2m et 2n à abbomminnation, c'est encore plus vilain comme ça ! Dans le hall d'entrée, j'ai également mis ma patte, quelques symboles mystérieux...

et dans le couloir, aussi, mais là ce n'est plus du tout écologique, toutes les peintures nocives y sont passées, même la peinture en spray et la dorure, là j'ai un malus écolo !

mais pour me rattraper, j'ai peint sur la porte du couloir une danseuse en pigments. Certes, au début je l'ai peinte avec mes bonnes peintures acryliques et mes laques, et puis comme je ne trouvais pas que c'était harmonieux avec le reste, je l'ai "adoucie" en la recouvrant de pigments, mais j'ai mélangé des pigments avec de la peinture blanche malgré tout, c'est dur de se débarrasser de ses vieilles habitudes !

continuons dans le couloir... au fond une petite déco de récup, une pallette trouvée sur le trottoir après le travail, quelle belle étagère pour mes animaux ! et un nuage pour abat-jour (2 plaques ajourées pour passer les rouleaux de peinture pliées et liées par du fil de fer, et recouvertes de ouate, pauvres coussins éventrés !)

on continue dans le couloir, en tournant on aperçoit sur la droite un magnifique bovidé mâle, inspiré d'une sculpture africaine. Un bovidé mâle, oui, vous ne pouvez pas vous tromper...

et là, passons aux WC, ben oui c'est une visite intime de l'appartement, mais non, ce n'est pas glauque ! Là c'est la normande qui s'est exprimée, enfin normando-mayennaise, et je rends hommage à nos bovidés à nous, nos belles vaches normandes de nos verts pâturages. Tout est parti du dérouleur à papier toilettes (quelle poésie !!), je ne pouvais pas laisser cette tête toute seule comme ça, il lui fallait un corps, et puis un arbre, et de l'herbe !

mais voilà, il y a eu une catastrophe, j'ai décroché la tête, et je l'ai mal remise sur les chevilles, bref elle est tombée, cassée, et me voilà avec un corps de vache sans tête ! Deux solutions : ou je retrouve une tête de vache identique, ou j'en peint une ; 3ème solution fanTezi : je lui mets une autre tête ! Réponse prochainement...

Mais redevenons sérieux, et terminons ce long message ce par quoi il a commencé : l'art primitif. Tout d'abord une petite table dans le salon, inspirée d'un motif de Papouasie-Nouvelle Guinée, la région qui m'inspire le plus...

Et enfin ma dernière oeuvre, tout juste terminée. Inspirée également d'un Tapa (écorce peinte) de Papouasie-Nouvelle Guinée, mais cette fois beaucoup plus retravaillée selon mon inspiration, voici "Toi et moi", tout dans le symbolisme, je vous laisse l'interpréter...D'abord le modèle, croquis d'après un livre trouvé à la médiathèque du Musée du quai Branly, et après mon interprétation. J'ai utilisé de la peinture blanche, et des pigments : les pigments noirs sont incomparables de densité, plus profonds que la peinture noire mate que l'on trouve dans le commerce, soit dit en passant.

et voilà, la visite est terminée, pour le moment... un petit mot pour finir : lorsque l'on tape "fanTézi" sur google, on tombe direct sur mon adresse, ça c'est super, mais le problème c'est que la phrase d'illustration de mon site, c'est la recette du crapeau séché, et là, ce n'est pas cool du tout ! j'imagine la tête des gens qui tombent dessus. Je ne sais pas trop comment faire, mais je vais essayer de changer ça, si quelqu'un sait comment faire, je suis preneuse !

tchau

mercredi 3 décembre 2008

fin du séjour en Guyane.. une petite larme....

Avant de refermer la page guyanaise, enfin pour peu de temps vu que d'ici fin décembre le comité du carnaval de Kourou va remettre les prix pour la grande parade - je vais envoyer une copine à ma place, je ne vais même pas pouvoir profiter de cet instant de gloire, snif snif !- donc vous aurez bientôt des nouvelles du char du géant, donc avant de passer à mes oeuvres, déjà nombreuses, métropolitaines, voici les photos des mes derniers travaux guyanais. Entre les cartons du déménagement, les visites au dispensaire pour la dengue de mon mari, et toutes les choses que je voulais faire avant de quitter ce beau département, notamment emmener mes voisins amérindiens se baigner à la rivière, donc avec tout ça je n'ai pas eu le temps de la fraire avant de partir. Il y a d'abord la table du salon. Cela m'a pris comme ça, je la trouvais vilaine, et comme mon mari adore la BD, alors j'ai récupéré tous les Canal BD qu'on avait à la maison, j'ai déchiré tout ce qui pouvait être intéressant (déchirer, ne pas découper, comme en papier mâché c'est important pour que ça colle bien), et j'ai collé ces petits visages, avec une substance laiteuse à base de latex, je crois que j'en ai déjà parlé (?), c'est une texture brésilienne, qui fait colle et qui dépose un vernis, je trouve ça super, même s'il paraît que ça jaunit à la longue... J'ai peint le fond, et j'ai vernis le tout. Je trouve ça pas mal, en tout cas c'est à retenter. Mais ce qui m'a mise hors de moi, c'est qu'en partant, on a eu du mal à vendre la table, et qu'elle a fini dans le jardin de quelqu'un, sous une toile cirée : les boules !!! Enfin, à vous de juger si elle méritait la toile cirée..

Alors, toile cirée ou pas ??

Avant de continuer, pour ceux qui voudraient m'écrire par rapport au blog, mais ne pas laisser de commentaires, vous pouvez m'envoyer un mail à : fantezi.creation@gmail.com pour des remarques, voire des commandes... (oh la la, c'est l'heure tardive, je me mets à rêver...)

Ceci étant dit, passant au requin... Alors là, j'étais vraiment contente de moi. et je me suis bien amusée ! Dans notre rue, il y avait un problème de nappe phréatique qui remontait à la surface, alors il ont tout creusé, et l'eau est montée, montée, et ça a fait un bassin qui est resté un certain temps. Alors là, je n'ai pu résister. Comme j'avais récupéré plein de bois, j'ai fabriqué un requin ,avec comme pancarte "baingnade interdite", que j'ai déposé comme une voleuse à l'aube... Eh bien ça a fait son petit effet ! Surtout auprès des ouvriers, ils ont adoré ! et j'ai revendu le requin au responsable des travaux !!! Attention, "les dents de la mer 10, le requin en Amazonie"

bonne idée, non ?

restons dans le quartier... J'avais une voisine à la caserne qui avait une grande dalle en ciment dans son jardin, oeuvre d'un précédent locataire taré.. Bref une dalle carrée moche, grise, et en plein milieu du jardin. Impossible de l'enlever. Alors je lui ai dit : tant qu'à la garder, autant qu'on la peigne, qu'on en fasse un élément visuel du jardin. Et j'ai eu l'idée peindre un "tembé" dessus. Ce sont les peintures traditionnelles des noirs marrons du fleuve Maroni, qui ornent les maisons notamment, et dont les couleurs et les entrelacs ont des significations. J'ai choisi le tembé de l'amitié, je trouvais les formes et le thème adéquats pour la personne. On était en saison des pluies, mauvaise pioche, mais j'ai heureusement pu profiter du petit été de mars pour dessiner et peindre le tembé; Il manquait une couche supplémentaire de peinture, je ne sais pas si la personne l'aura fait après mon départ... en tout cas avant de partir cela donnait ça

Et pour finir, un de mes thèmes de prédilection, la révélation de mon séjour guyanais : les bancs zoomorphes amérindiens. C'est-à-dire les bancs à forme animale, souvent des oiseaux, avec des motifs géométriques empruntés à la nature (trace de pas, écorces, écailles, étoiles, vagues..). Difficile pour moi d'en fabriquer de toutes pièces, vu qu'il faut les tailler dans la masse, mais j'ai eu la chance de pouvoir en peindre un. J'ai une copine qui avait ramené un banc wayampi ou émerillon de camopi, mais les pattes du banc et le bec avaient été mangés par un chien, et il commençait à moisir (le banc..). elle m'a laissé carte blanche, non sans crainte : elle me connaît bien, je suis une barbare ! Donc après un bon ponçage, et avec un bec tout neuf créé de mes propres mimines, je suis passée au dessin des motifs. J'ai essayé de m'inspirer de l'ancien motif (j'ai malheureusement oublié de prendre en photo le banc dans son état d'origine), et pour les couleurs ma copine voulait quelque chose de sobre (ce qui est un peu contre ma nature !). Sobre, certes, mais je voulais que cet oiseau soit vivant quand même. Alors voici d'abord le banc "tout nu"

et le banc peint

et un gros plan sur son oeil pétillant de vie

Voilà voilà mes dernières oeuvres guyanaises. Bientôt la saison 2 de fantézi : "fantézi sur les traces de l'art primitif"...

dimanche 10 février 2008

le géant, suite et fin

ça y est, cette fois l'aventure est terminée. Après être resté une semaine exposé à la médiathèque de Kourou, où les enfants m'a-t-on dit s'en sont donnés à coeur joie avec le géant (dada sur les genoux...) -je n'ai pas de photos, je n'ai été mise au courant que tardivement-, le géant était bien abimé. Alors à quelques jours de la fin du carnaval (le mercredi des cendres), on m'a proposé que le géant soit Vaval, le roi du carnaval que l'on brûle pour signifier la fin du carnaval. Moi j'ai dit, pourquoi pas, belle fin... Sauf que... sauf que lorsque je l'ai vu arriver le mercredi soir, voilà ce que j'ai vu...

le choc ! et la colère. Parce que celui qui l'a transformé avait signé de son nom sur la bâche qui décorait le camion qui a amené vaval : Dos Santos ! Il a utilisé mon géant, mon oeuvre signée, pour en faitre son oeuvre : incorrect ! j'étais vraiment furieuse, car personne ne m'avait parlé de transformer le géant. J'aurais été d'accord, et j'aurais voulu y participer, ça paraît normal. Mais depuis la fin du carnaval, le comité du carnaval en a fait ce qu'il voulait, alors qu'il n'en était pas propriétaire. Un problème, que d'autres ont déjà rencontré... Je suis quand même restée jusqu'à ce que mon géant redevienne poussière

voilà, le carnaval est fini, jusqu'à l'année prochaine, qui aura un carnaval plus long, à la grande joie des guyanais (petit rappel : en guyane, le carnaval c'est de l'épiphanie au mercredi des cendres, toute la période est fêtée)

pour en finir avec mon histoire, j'ai appelé le président du comité du carnaval de kourou venrdredi, qui a reconnu qu'ils avaient "merdé". Une réunion de bilan va avoir lieu, j'espère que je serais invitée..

et petit mot de la toute fin : en guyane, le carnaval a lieu en saison des pluies; mais par miracle, il fait toujours beau pour les parades... et depuis que vaval a brûlé, il pleut comme vache qui p.... !!!

jeudi 31 janvier 2008

la grande parade de kourou... fantezi 3ème de la catégorie "chars"

le papy de l'oyapock a fait sensation ! applaudissements, joie des enfants, regard malicieux des mamies, et le beau temps sur l'avenue des roches de kourou : un dimanche de rêve ! oubliés les tracas de la veille pour la mise en place des jambes (merci à l'entreprise Toiné pour son aide précieuse, sinon je crois que j'aurais laissé mon bonhomme sur place et que je serais rentrée à saint georges !!). Et félicitations aux jongleurs de saint leurant qui ont fait le spectacle autour du char ! l'encadrement sur place m'a bien soutenue, en particulier yéyé, du service culturel de kourou.

en attendant de plus amples commentaires, voici déjà quelques photos. Il en viendra d'autres, de mes amis, car mon mari conduisait le char, et moi j'étais dessus...

maintenant le géant dort dans le hangar de la mairie de kourou, et par la suite... on verra bientôt !

vendredi 25 janvier 2008

le carnaval c'est dimanche

c'est la panique à bord ! la grande parade c'est dimanche... voilà une photo de la sortie du géant de mardi. pour les métros, regardez le journal de RFO de lundi, j'y serai peut-être !

mardi 18 décembre 2007

on a kidnappé le géant ! il a disparu !

la photo a disparu, je ne sais pas pourquoi ! je réessaye...

le carnaval approche.. trop vite !

Il faut que je vous avoue quelque chose : sur la dernière photo, j'avais un peu triché. Pour présenter mon projet au comité du carnaval de kourou, j'avais fait comme si le géant était assemblé, mais en fait, les cuisses n'étaient pas fixées au tronc, les genoux pas fixés au cuisse. Alors depuis, j'ai sué sang et eau pour faire les articulations, et j'en ai tellement soupé que je n'avais vraiment pas envie de raconter tous mes petits tracas de construction. Et puis il a fallu agrandir le tabouret. Depuis ça va mieux. Tout est relié, consolidé, et ça tient. Reste à faire l'enveloppe en papier, la couverture de la structure. Alors voilà le géant en sortie dans le hall de la maison de l'artisanat.

Je n'avais pas pensé que le géant irait sur un véhicule en mouvement, alors je n'avais pas prévu de fixations au pied. C'est fait. Et comme cette cale n'était pas très belle, j'ai rajouté des "savates" (ce que vous appelez des "tatanes", des sandales en plastique, à la mode brésilienne, l'incontournable accessoire des guyanais et des brésiliens, les "havaianas" pour ceux qui connaissent). Photo des petons à la prochaine occasion. Du nouveau du côté du carvaval aussi. La parade aura lieu le 27 janvier à kourou, autant dire : JE NE SAIS PAS COMMENT JE VAIS ARRIVER A TOUT FAIRE EN SI PEU DE TEMPS !!!!!!!!!!!!! Le thème cette année est le soleil, la couleur le orange. Donc il faut que je décore le "char", en fait ce sera sûrement un véhicule type toyota "dina" (avec un plateau derrière). Mais pour le véhicule, rien n'est encore sûr. Et puis comment je vais m'habiller??? Bonne nouvelle :j'ai des amis qui me proposent des numéros de jonglage, voire de cracheur de feu, ça serait sympa... Donc un mois de dur labeur m'attend, et pas de répit pendant les fêtes...

mercredi 7 novembre 2007

même mon mari fait des cauchemars avec le géant !

bon, j'ai du mal à me remettre au blog, depuis le temps... ce géant me donne tellement de peine que je passerai les étapes depuis mon dernier billet jusqu'à ce jour. J'en rêve la nuit, et même mon mari, mais là c'était glauque, vu que j'avais pris une tête de cadavre pour faire la tête du géant (gonflée grâce à des recettes amérindiennes...)! Il va nous rendre fou ! Au début, ça démarrait gentiment, petit matériel : plastique, carton... maintenant j'en suis aux morceaux de pneu, aux plaques de métal et de PVC : du lourd, du costaud. Et puis comme je n'ai pas fait de plan de fabrication, ben rebelote, je dois défaire les jambes pour consolider le buste, et puis le surélever pour lui faire des fesses, parce que je pensais pouvoir zapper les fesses, mais non, ça ne se fait pas ! parce que le géant ne sera pas dans le hamac -ce qui m'évitait les fesses- mais sera assis. Et pourquoi? parce que, et ça c'est la super méga bonne nouvelle, le géant défilera sur son propre char pour la grande parade du carnaval de kourou : c'est pas beau ça alors faut qu'il tienne, parce que ça ne se fait pas non plus un géant qui tombe sur la foule pendant un défilé... (ça m'augure de jolis cauchemars avant le carnaval !). L'heure est donc à la consolidation. Voici la photo qui a tant plu au comité du carnaval. Depuis j'ai démonté les jambes, et il est de nouveau couché, mais c'est pour la bonne cause. Donc voilà Monsieur le Géant assis...avec ses jolis genous en pneu. Bon, vu tous les matériaux que je lui ai mis dedans, il n'a pas été choisi pour faire Vaval, le roi du carnaval (brûlé le jour des cendres) : brûler du pneu, du PVC, du grillage... écologiquement ce n'était pas concevable ! donc il ne brûlera pas. Mais la photo maintenant

hein qu'il est beau !!!

lundi 24 septembre 2007

fantézi 2........ le retour !

grâce à olivier, je crois que la folie guyanaise va reprendre........ puisque je suis en vacances, loin de mon géant, voilà une petite photo d'un des multiples objets guyanais que j'entasse chez mes parents (les pauvres, les armoires sont pleines !) : mon dada, les bancs zoomorphes amérindiens. Celui-ci est un banc de fin de deuil kalina.

vendredi 27 juillet 2007

problème technique

désolés à tous ceux qui sont impatients de voir les photos de l'expo, mais je n'arrive plus à intégrer d'images ! semble-t-il je ne suis pas la seule. Sans doute allons-nous devoir attendre le retour du webmaster... dès que le problème sera résolu, je vous promets plein de belles images... le géant avance aussi, doucement mais sûrement. De toutes façons, je n'ai plus d'appareil photo, vu que l'on se l'ai fait voler à Marie-Galante. Pour l'expo, on m'en a prêté un, et là nous attendons notre nouvel appareil qui doit arriver par la poste. Disons que d'ici peu, tout rentrera dans l'ordre !

bonnes vacances....